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Fermeté du gouvernement, offensive des syndicats

jeudi 14 septembre 2017

Réforme Code du travail France

“Nous mettons en œuvre ce que les Français nous demandent de faire, donc on ne va pas reculer”,
a déclaré hier la ministre du Travail, Muriel Pénicaud. (© DR)

Ne pas reculer” : au lendemain des premières manifestations contre la réforme du code du travail, le gouvernement est resté ferme sur sa volonté de faire aboutir cette promesse de campagne d’Emmanuel Macron et les syndicats poursuivent leur offensive, en ordre dispersé.

Nous mettons en œuvre ce que les Français nous demandent de faire, donc on ne va pas reculer”, a déclaré hier la ministre du Travail, Muriel Pénicaud.

Cette réforme, censée répondre au chômage de masse, selon Emmanuel Macron, a fait l’objet “d’intenses discussions avec les organisations syndicales” et “un débat parlementaire très long”, a de son côté défendu Édouard Philippe.

Le Premier ministre a toutefois laissé la porte ouverte à “un certain nombre d’éléments à discuter”, dont les moyens accordés aux institutions du dialogue social, sans donner plus de détails.

Les syndicats, tous très opposés à la fusion des instances représentatives du personnel prévue dans le cadre de cette réforme, craignent une baisse des moyens dédiés à cette future entité (heures de délégation, nombre de délégués, budget).

Ils s’inquiètent également du faible niveau du plafonnement des indemnités prud’homales, de la limitation à un an du délai de recours devant cette juridiction, d’un rôle accru de l’accord d’entreprise ou encore des changements prévus dans le cadre des licenciements économiques.

Très critiques, les confédérations syndicales ne sont pas pour autant d’accord sur la manière de peser dans le débat.

Certaines, comme FO ou la CFDT, ont opté pour la poursuite des discussions avec l’exécutif, au risque d’agacer certains de leurs militants qui jugent plus efficaces les appels à grèves et manifestations. “Tant que ce n’est pas fini, ce n’est pas fini. On essaie de peser sur le contenu des décrets”, a expliqué hier Jean-Claude Mailly, secrétaire général de FO.

La réforme présente “des éléments de régression sociale importants” mais “ce n’est pas la casse du code du travail”, a-t-il toutefois estimé.

La CGT, aidée par les syndicats non représentatifs Solidaires et FSU, a choisi, elle, la mobilisation, une formule qui a eu un impact limité ces dernières années sur des réformes décriées. Mardi, entre 223 000 (source police) et près de 500 000 personnes (source CGT) ont manifesté un peu partout en France pour dénoncer une réforme synonyme de “régressions sociales”, à l’appel de la CGT.

Une mobilisation “très positive”, a jugé Jean-Luc Mélenchon, y voyant “un signal” avant les nouvelles journées prévues par la CGT, le 21 septembre, et les Insoumis, le 23. FO n’entend pas s’associer à l’appel de la CGT, mais certains de ses militants seront encore présents dans les cortèges, de même que des sections CFDT et CFE-CGC.

Le gouvernement, lui, veut aller vite, tablant sur une entrée en vigueur des ordonnances dès fin septembre.

 

AFP

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