Festival Bounty – Un voyage dans le temps

    lundi 12 octobre 2015

    La deuxième édition du Festival Bounty était organisée à Papeete, place Vaiete, le week-end dernier. Un voyage dans
    le temps était proposé aux visiteurs, au travers de conférences et d’animations variées. À terme, l’objectif des organisateurs est
    de “ramener” le Bounty à Tahiti, et tout l’univers qui va avec, dans le cadre d’un vaste projet touristique.

    Pendant trois jours, de vendredi dernier jusqu’à hier, Papeete a vécu au rythme du Bounty, le célèbre trois-mâts du capitaine Bligh, dont l’histoire demeure indissociable de la mutinerie survenue en 1789 dans le sud de l’océan Pacifique.
    Plus de deux siècles plus tard, ce sont d’autres géants des mers, tels que le Celebrity Solstice et le Dawn Princess, qui naviguent dans nos eaux, avant d’accoster à quelques mètres de la place Vaiete, où était justement organisée, cette année, la deuxième édition du Festival Bounty.
    Plus de 5 000 croisiéristes et résidents ont pu apprécier ce voyage dans le temps, orchestré par Thérèse et Benjamin Huber, deux fervents passionnés. “Notre rêve, qui est aussi notre projet phare, c’est de construire une réplique du Bounty, qui serait exploitée en Polynésie comme un bateau de croisière. Ce serait un vrai musée flottant, avec un restaurant et des cabines d’autrefois, le confort moderne en plus”, explique Thérèse Huber.
    L’objectif serait ainsi d’offrir aux touristes de passage, comme aux résidents, l’opportunité de revivre pleinement cette partie de l’histoire, le temps de quelques heures ou de plusieurs jours. Conférences, concours culinaire, démonstrations d’escrime, découverte de l’histoire de la perle naturelle à bord d’une pirogue double, etc.
    Le festival, propice aux rencontres et aux échanges, s’apparente dans les faits à un véritable laboratoire.
    “Un tel projet, bien évidemment, c’est coûteux et ça prend du temps, mais il faut aussi préparer tout le monde. Il faut non seulement ramener le Bounty à Tahiti, mais aussi créer des étapes touristiques en rapport avec l’histoire, tant au niveau de la botanique que de la cuisine, mais aussi des lieux de tournage, par exemple. Il y a tellement de choses à faire ici !”, souligne Thérèse Huber. Samedi matin, le concours culinaire a d’ailleurs rencontré un franc succès auprès du public, avec la création de recettes salées à base de ‘uru, le fameux fruit de l’arbre à pain pour lequel le Bounty avait été spécialement affrété.

    L’aventure continue

    “Aujourd’hui, sa consommation est recommandée dans le cadre d’un régime sans gluten pour les personnes souffrant d’allergies. On fait des gâteaux avec, et même de la bière. C’est vraiment extraordinaire ! Tout cela suit la logique des Européens qui savaient, en venant ici, qu’ils trouveraient d’innombrables ressources, utiles dans des domaines aussi variés que la médecine ou l’alimentation”, précise à ce sujet Maurice Bligh, descendant du capitaine Bligh, conférencier et invité d’honneur du festival.
    Autour de cet incroyable projet, les idées fusent. Bruno Sanchez, président de la jeune Fédération polynésienne d’escrime imagine déjà un spectacle, armes à la main, à bord du vaisseau.
    Dans l’attente de voir leur rêve se réaliser, Thérèse et Benjamin Huber donnent rendez-vous aux passionnés comme aux curieux dans deux ans, pour la prochaine édition du Festival Bounty.
    Avec le soutien de leurs deux principaux sponsors, Air Tahiti Nui et le GIE Tahiti Tourisme, ils espèrent pouvoir renforcer, au fil des ans, l’attrait pour cet événement et la naissance, pourquoi pas, d’un “voyage Bounty” à part entière.
    A-C.B.

     

    Le Bounty à Tahiti : derrière le rêve, un challenge

    En 2013, le “retour” du navire le Bounty était programmé pour 2017. Aujourd’hui, aucune date n’est avancée, mais le projet est plus que jamais d’actualité. Le coût total de la construction aurait été estimé à 4,5 millions d’euros, soit près de 540 millions de francs. “Il y a déjà des investisseurs qui nous suivent. Sous réserve d’obtenir des aides à l’investissement, il manquerait grosso modo un peu plus d’un million d’euros pour boucler le projet”, précise Thérèse Huber. Contrairement à l’Hermione, dont la construction à l’identique aura duré 18 longues années, le Bounty devrait être construit à partir de matériaux modernes, moins onéreux et plus résistants, sur un chantier naval espagnol.

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