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Festival des îles – Coup de sifflet final sur tous les stades

lundi 15 avril 2019

Les vahine de Te ui Faa’a étaient en liesse après avoir, de nouveau, battu celles de Tefana en finale du football féminin. Photo : Jean-Marc Monnier

Les vahine de Te ui Faa’a étaient en liesse après avoir, de nouveau, battu celles de Tefana en finale du football féminin. (Photo : Jean-Marc Monnier)


La 11e édition du challenge Alphonse-Greig s’est achevée samedi dernier sur un festival de matches plus palpitants les uns que les autres, dans les trois disciplines du ballon rond que sont le futsal, le beach soccer et le football à 11.

En futsal, les derniers matches ont été électriques samedi dernier dans la salle Louis-Babo-Aitamai à Fautaua et lors des finales en fin d’après-midi, les équipes de Papeete chez les femmes et de Rapa chez les hommes se sont imposées respectivement face à Taha’a et à Pirae.

En beach soccer, le suspense a été un peu moins grand pour la finale en début de soirée grand puisque les Tiki Tama de Naea Bennett se sont logiquement imposés face à Rurutu 18-6 après avoir battu les Green Warriors de Michel Souché 10-3 en demi-finale. Les guerriers verts, un peu déçus du système de poules qui permettait aux îliens d’accéder en finale, occupent néanmoins une très honorable troisième place sur le podium.

En footballl à 11, la finale féminine opposait deux équipes de Faa’a et ce sont finalement les vahine de Te ui Tefana qui se sont imposées face à celle de Tefana lors des tirs aux buts après un score nul 1-1 à l’issue du temps réglementaire.

Enfin le dernier match de ce 11e Festival des îles opposait, à partir de 19 heures sur la pelouse de Fautaua, Mira à l’AS Saint Étienne des Marquises. Ce sont finalement les joueurs de l’île Sœur qui s’imposaient grâce à l’unique but de la rencontre marqué à la 24e minute de jeu par le capitaine Allan Hnyeikone.

 

La Fédération française impressionnée

 

Outre ces résultats méritées pour les équipes concernées et notamment celles des îles, la plus belle victoire de ce festival revient à la Fédération tahitienne de football (FTF), organisatrice de cet événement d’envergure qui a véritablement impressionné les représentants de la Fédération française de football (FFF) venus assister à ce qui est le plus grand rassemblement de sportifs de toute la Polynésie française, mais aussi de tout l’outre-mer français.

“Après les observations que l’on a pu faire autour des rencontres et toute la ferveur qui règne, on constate que ce festival est vraiment magnifique. Le fait de réunir tous les archipels sur un seul site en une semaine, c’est une lourde organisation qui est mise en œuvre et on n’en voit pas d’autre de ce genre dans les autres départements et territoires d’outre-mer”, indiquait Nicolas Bourdin, conseiller technique national et coordinateur de l’outre-mer à la FFF, peu avant la cérémonie de clôture de samedi dernier.

 

“Mêmes chances aux Tahitiens qu’aux métropolitains”

 

“La Polynésie est quand même un cas particulier compte tenu de l’étendue de son territoire aussi grand que l’Europe, donc c’est vraiment une idée hyper-sympa qu’il va falloir développer pour les jeunes. La fédération française va y réfléchir car cela peut être vraiment le point central de la vie du football un peu partout. De plus l’originalité de la démarche est que l’on joue sur l’herbe mais aussi en salle et sur le sable, donc on sent bien qu’ici il y a une culture de ces disciplines et les finales ont été magnifiques avec beaucoup de public présent”, poursuit le cadre de la 3F.

Outre la reprise de l’idée dans d’autres DOM-TOM français, la FFF va donc continuer à coopérer avec son homologue tahitienne afin d’aider les jeunes footballeurs locaux à progresser vers le haut niveau. “La Polynésie représente aujourd’hui une douzaine de milliers de licenciés donc si on compare avec la Nouvelle-Zélande où ils sont dix à douze fois plus, c’est peu. Mais réussir à les titiller de temps à autre, c’est déjà énorme. Donc pour que demain un jeune joueur ou une jeune joueuse âgé(e) de 12, 13, 14 ou 15 ans puisse être correctement repéré(e) et amené(e) vers la métropole sur des opérations de la fédération ou pour entrer dans des centres de formation, c’est un vrai sujet. Il faut réfléchir pour savoir comment donner les mêmes chances à un jeune Tahitien pour atteindre le haut niveau qu’à un jeune métropolitain pour progresser”, conclut-il.

Une 11e édition qui aura vraiment marqué l’histoire du ballon rond ultramarin bien au-delà de la Polynésie française puisque de nombreux membres de la Fifa et de l’OFC y ont également assisté en plus des représentants de la 3F tous très impressionnés par cette manifestation.

Jean-Marc Monnier

 

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