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Festival Ono’u : du 2 au 17 juin à Tahiti, Raiatea, Bora Bora et Moorea

vendredi 4 mai 2018

ono'uLe festival ONO’U revient. La prochaine édition du festival se tiendra du 2 au 17 juin prochain en Polynésie française. Ce sera l’occasion de fêter les cinq ans du festival. Pour célébrer cette édition anniversaire, il se déplacera sur quatre îles en deux semaines.
Un nouveau défi pour Sarah Roopinia qui a conçu cette édition spéciale en emmenant le festival à Tahiti, Raiatea, Bora-Bora et Moorea où de nouveaux murs seront peints pour agrandir le parcours Ono’u. Une initiative pour partager le festival sur un plus grand nombre d’îles et faire découvrir les artistes à un plus grand nombre. Comme chaque année, de nouvelles performances seront présentées au public lors de différents événements. L’an dernier, on se souvient de l’extraordinaire projection « mapping » vidéo en nocturne sur une fresque murale peinte en centre-ville de Papeete, ainsi que de la création d’une collection « Ono’u Graffiti » de robes de haute couture présentée au siège de la Banque Socredo.
Cette année, en plus des murs peints à Tahiti, Raiatea, Bora Bora et Moorea, il y aura aussi des installations et des sculptures de très grand format qui seront présentées sur les îles. De quoi surprendre les amateurs et continuer à leur faire découvrir de nouvelles facettes de l’art contemporain urbain tout en le rendant accessible à la jeunesse locale et aux familles.
Un grand rendez-vous est déjà fixé le samedi 9 juin 2018 à Uturoa pour une grande soirée de fête des cinq ans du festival avec, au programme, des performances live et de belles surprises.
 
Ono’u, ce sont déjà plus d’une cinquantaine de superbes fresques murales réalisées en quatre ans dans le centre-ville de Papeete et à Uturoa par une sélection des plus grands noms mondiaux du street art et du graffiti. Le parcours street art de Papeete est d’ailleurs régulièrement cité parmi les destinations qui comptent à travers le monde pour les amateurs d’art contemporain urbain.
De nombreux journaux, sites ou blogs mentionnent désormais la ville de Papeete comme l’une des capitales à visiter pour le street art. Pour comprendre ce nouveau visage artistique urbain que propose Papeete aujourd’hui, il faut faire un petit retour en arrière. 
Réussir à embellir la ville de Papeete en transformant des façades ternes et abîmées en gigantesques œuvres d’art était déjà un premier challenge pour Sarah Roopinia et son équipe. Faire venir au fenua les meilleurs artistes mondiaux dans cette discipline du street art fut un autre défi à relever.
« Il ne s’agissait pas pour moi de proposer un événement de plus. Mon souhait était de créer un projet de développement culturel et contemporain ambitieux pour mon fenua sous la forme d’un grand festival qui mêlerait embellissement de nos villes et événements artistiques de haut niveau, totalement inédits en Polynésie. J’ai toujours voulu que Ono’u puisse localement apporter une forme de bien-être pour les habitants de nos îles et d’ouverture d’esprit à l’art sous toutes ses formes. Et que la portée internationale de notre festival soit un atout pour la Polynésie française afin de promouvoir Tahiti et ses îles à travers le monde d’une façon moderne et innovante. Je voulais aussi montrer que de jeunes entrepreneurs tahitiens étaient capables de concevoir et mener des projets internationaux pour faire rayonner notre fenua et notre culture dans le monde. »
 
Ce qui apparaît lorsqu’on se promène dans le parcours street art Ono’u de Papeete et de Uturoa, c’est l’influence de l’histoire et de la culture polynésienne sur des artistes venus du monde entier et sur les œuvres du festival. Il suffit d’observer les fresques pour le constater. Le danois SOTEN, l’un des meilleurs graffeurs européens, réalise une version graffiti du drapeau de la Polynésie française sur le port d’Uturoa. Les néo-zélandais ASKEW et WILLIAMS racontent l’histoire des navigateurs polynésiens et rendent un hommage vibrant à Raiatea avec une fresque sur laquelle on retrouve un portrait du légendaire Tupaia qui découvrit la Nouvelle-Zélande. 
Le français SETH, artiste emblématique du mouvement street art, invité à plusieurs reprises au festival ONO’U, a lui aussi rendu hommage à la Polynésie française. Les photos de ces murs ont fait le tour de la planète. L’un d’eux, peint avec l’artiste local HTJ est même devenu un timbre de l’OPT à l’effigie de Tahiti (qui a été présenté aux USA à des dizaines de milliers d’amateurs de timbres réunis en congrès international au World Stamp Show de New-York City). Un autre mur de SETH peint à Uturoa célèbre les navigateurs polynésiens, l’île de Raiatea et l’histoire du triangle polynésien. 
Il y a aussi ces portraits monumentaux de polynésiens et notamment celui d’une tahitienne sculptée au marteau-piqueur par le portugais VHILS, l’un des artistes les plus cotés sur le marché de l’art contemporain urbain. « La plupart des fresques réalisées pendant les éditions successives du festival rendent hommage aux polynésiens et à nos îles en célébrant notre histoire et notre culture » ajoute Sarah Roopinia, la fondatrice du festival. 
La « touche » polynésienne est donc très présente dans les fresques du parcours street art de Papeete et de Uturoa.  Le festival a aussi permis à des artistes et graffeurs locaux, comme ABUZ, RIVAL, HTJ, JOPS, SAJME, DERAJ et beaucoup d’autres, de peindre avec des artistes internationaux. Grâce au festival, de jeunes artistes locaux ont pu rencontrer et côtoyer les plus grandes personnalités du street art venues de New-York City, de Paris, de Londres, de Melbourne, d’Auckland, de Madrid, de Los Angeles, de Sao Paulo et d’ailleurs.

 

 

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