Festival Polynesia : “Que le lien ne se brise plus”

    lundi 19 septembre 2016

    festival

    “On a créé la rencontre”, se félicite Hinatea Ahnne, la directrice de Te Fare Tauhiti Nui, à l’issue du festival Polynesia. (Photo : Marie Guitton)

     

    Avec plus de 1 000 visiteurs par jour, l’évènement sera renouvelé en 2019

     

    La première édition du festival Polynesia s’est achevée samedi dernier, à la Maison de la culture. Après une semaine entre “cousins”, l’émotion était palpable, aussi bien chez le public tahitien que dans les délégations hawaïenne, maori et rapa nui, au moment de quitter la scène ou les gradins. “Bien évidemment, il y a des choses à améliorer”, reconnaît Hinatea Ahnne, la directrice de Te Fare Tauhiti Nui, à l’heure du bilan. “Mais ça reste quand même quelque chose de réussi, parce qu’on a créé la rencontre.”

     

    Quel bilan faites-vous de cette première édition ?

    Bien évidemment, il y a des choses à améliorer. Mais en dehors de quelques petits ratés, ça reste une première édition très, très satisfaisante, qui a eu un très gros succès. Nous avons accueilli plus de 1 500 scolaires sur l’ensemble des cinq jours et près de 1 000 visiteurs par jour, sans compter les soirées. Chacune d’entre elles a fait un tabac : pour la première, nous avons rempli le grand théâtre à 80 %, tandis que toutes les autres ont été faites en sold out (à guichet fermé, NDLR). Donc, oui, c’est un bilan très positif !

     

    D’où l’annonce d’une nouvelle édition dans trois ans ?

    Nous avons fait un petit débriefing avec les chefs des délégations pour construire le socle du prochain festival.
    Il aura effectivement lieu en 2019, ici même. Les Hawaiiens, Rapa Nui et Maori souhaitent travailler avec nous, qu’on le construise ensemble. Nous allons prendre le temps de l’organiser parce que nous aimerions inviter les autres peuples qui composent le triangle polynésien : Rarotonga, Samoa, Tonga… Nous allons donc continuer à tisser les liens, continuer à travailler pour réunir les budgets, parce que, mine de rien, c’est une grosse organisation.

     

    Et pourquoi pas des éditions en 2017 et 2018 à Hawaii et Rapa Nui ?

    Nous en avons parlé. Hawaii et Rapa Nui ont évoqué le fait d’accueillir le festival entre-temps pour que, véritablement, le lien que nous avons commencé à tisser ne se brise plus et qu’on se revoit tous les ans.
    Pour moi, c’est ça l’essence de ce festival, c’est l’appel du Pacifique à renouer les liens avec nos cousins du triangle polynésien.

     

    Justement, avez-vous atteint vos objectifs en termes d’échange entre les délégations ?

    Nous avons créé la rencontre. Durant tout ce festival, nous avons appris les uns des autres, mais nous nous sommes également reconnus les uns dans les autres. Nous avons logé les délégations ensemble, donc des liens très forts se sont créés. On l’a vu aujourd’hui (samedi dernier, NDLR) : cette dernière journée ressemble plus à une bringue populaire où les Maori dansent avec les Pascuans et les Hawaiiens !

    Le petit bémol que je retiendrai, et les délégations également, c’est que, finalement, elles ne sont pas allées suffisamment à la rencontre du peuple tahitien. Il manquait une délégation polynésienne pendant l’ensemble du festival. Des spectateurs se sont également plaints de trouver porte close à plusieurs ateliers prévus à l’agenda…

    Effectivement, il y a eu des petits défauts de programme, parce qu’un sculpteur de la délégation rapa nui, par exemple, n’est finalement pas monté dans l’avion à cause d’une urgence… Mais nous avons eu la chance d’avoir des artistes disponibles et animés par l’envie de partager. On n’a pas respecté stricto sensu le programme qu’on avait annoncé, mais ça reste quand même quelque chose de réussi, parce qu’on a créé la rencontre. Les délégations étaient très heureuses d’avoir pu partager avec autant d’enfants. C’est pour ça que c’était important de tenir le festival pendant une période scolaire. Ça nous a permis de donner du sens à notre thème de la transmission.

     

    Peut-on parler d’une seule et grande culture polynésienne dans “cet espace plus grand que l’Europe : Te Moana Nui a Hiva”, selon vos propres termes ?

    Oui, bien sûr, on peut parler d’une culture polynésienne au sens large. Il y a beaucoup de ressemblances au niveau des pas de danse, des costumes, mais aussi de la langue. De la même façon que nous parlons d’une culture polynésienne lorsque nous évoquons la Polynésie française avec ses cinq archipels, où il y a aussi des différences et des ressemblances. Je pense qu’on peut parler d’un seul et même peuple à l’échelle du triangle, d’une seule culture polynésienne. Le but, c’est de la mettre en valeur. Chercher à la préserver.

     

    Propos recueillis par
    Marie Guitton

     

        Retrouvez dans notre édition du Lundi 19  septembre 2016 :       

    • Toutes les photos de l’événement dans notre diaporama
    • Encadré : Une seconde édition en 2019 à Papeete

     

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