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Fête du travail – Les syndicats ont exprimé leurs doléances au gouvernement

jeudi 2 mai 2019

Toute la matinée d’hier, les syndicats représentatifs du Pays se sont succédé à la présidence. Reçus par le président du Pays, Édouard Fritch, et par une grande partie de son gouvernement, les syndicats ont chacun pu exposer leurs doléances. Nicole Bouteau, ministre du Travail “Nous devons trouver un équilibre” Comment cette rencontre avec les syndicats s’est-elle passée ? Ça s’est bien passé, ils sont venus nombreux. Les discussions étaient apaisées, cordiales. Les sujets abordés étaient divers, ils concernaient des problèmes sectoriels mais également plus globaux comme la réforme de la protection sociale généralisée, la retraite mais aussi les conditions de création d’emploi pour améliorer le pouvoir d’achat des Polynésiens et bien sûr des salariés. Qu’en est-il justement de la revalorisation salariale ? C’est un point sur lequel le président s’est engagé. Il le traitera au plus tard à la fin du second semestre. Même si aujourd’hui, les conditions économiques sont bien meilleures que ces dernières années, avec la création de 1 500 emplois et la création de plus de 2 000 entreprises en 2018, la situation de l’emploi reste malgré tout à améliorer. Nous devons donc trouver un équilibre. Certains représentants syndicaux ne sont pas forcément favorables à une augmentation de l’indice du Smig mais souhaitent plutôt agir sur la fiscalité. Ce sont des sujets que nous continuerons à animer dans le cadre du dialogue social. Propos recueillis par Jen.R. Photo : Jennifer Rofes Réaction A Photos : Jennifer Rofes

Toute la matinée d’hier, les syndicats représentatifs du Pays se sont succédé à la présidence. Reçus par le président du Pays, Édouard Fritch, et par une grande partie de son gouvernement, les syndicats ont chacun pu exposer leurs doléances. (© Jennifer Rofès)


Chaque 1er-Mai, à l’occasion de la Fête du travail, le président du Pays reçoit l’ensemble des représentants syndicaux. Hier, toutes les centrales syndicales représentatives ont répondu à l’invitation du président, hormis la CSIP. CSTP-FO, A tia i mua, la confédération Aro Porinetia, Otahi, le Stip et le Sdidaf ont pu chacun présenter leurs doléances au gouvernement.

À l’occasion de la Journée internationale des travailleurs, le président de la Polynésie française, Édouard Fritch, a reçu, comme il est de coutume, l’ensemble des syndicats représentatifs du pays.

À partir de 8 heures, hier matin, le président et plusieurs membres de son gouvernement ont donc entendu les doléances portées par la CSTP-FO, A tia i Mmua, la confédération Aro Porinetia, le Stip et le Sdiraf.

Seule la CSIP n’a pas souhaité honorer ce traditionnel rendez-vous.

Le secrétaire général de CSTP-FO, Patrick Galenon, a ouvert le bal. Les points abordés avec le président touchaient à l’augmentation des salaires et à la pénibilité de certaines professions, reconnue en Nouvelle-Calédonie et dans l’Hexagone, mais pas en Polynésie. Le secrétaire général a également demandé à ce que soit repoussée au mois de janvier l’application de la réforme de la protection sociale généralisée (PSG) pour les retraites. “Les arrêtés d’application n’ayant pas été pris, aujourd’hui, lorsque vous allez à la CPS (Caisse de prévoyance sociale, NDLR) pour faire une simulation, celle-ci n’est pas en mesure de vous dire à quelle sauce vous allez être mangé, a-t-il dit. On a donc demandé à ce que cela puisse être applicable en janvier prochain pour que les arrêtés soient pris.”

 

Les retraites au cœur des discussions

 

C’est ensuite A tia i mua et son secrétaire général, Jean-Marie Yan Tu, qui ont pu exposer leurs demandes. Celles-ci ont également porté sur l’application de la réforme des retraites. La confédération syndicale a demandé un aménagement de la loi du Pays, notamment en supprimant la pénalité de durée de cotisation pour un départ à la retraite à l’âge légal.

Également sur la PSG, le syndicat a exprimé son souhait que démarre en urgence des négociations relatives à la réforme de l’assurance-maladie annoncée par le président pour cette année. Sur le code du travail, A tia i mua souhaite que l’assurance garantie salaire s’applique à tous les privilèges des salariés en cas de liquidation d’entreprise notamment, le versement des salaires non payés, les congés payés et les indemnités de licenciement. Plusieurs propositions visant à améliorer le statut de la fonction publique ont également été présentées.

Puis est venu le tour de la secrétaire générale de Otahi, Lucie Tiffenat, de prendre la parole. Celle-ci s’est intéressée à l’approche politique du dossier sur le nucléaire et a abordé les indemnisations des victimes et des salariés au travers des sommes dues. Otahi a également insisté sur le 1 % logement et sur l’augmentation du point d’indice du Smig.

 

Des actes forts attendus

 

Lui a succédé la confédération Aro Porinetia, représentée par son secrétaire général Mahinui Temarii. Celui-ci a souligné les conditions de travail en zone sous douane, au Port autonome et dans les transports publics. Aro Porinetia a également souhaité que la situation statutaire de Fenua Ma soit clarifiée. Enfin, la confédération a rappelé que le Pays retirait 25 % de TVA sur la prime de départ volontaire pour une retraite de tous les travailleurs dans toutes les entreprises et a donc demandé une exonération totale sur le montant global de cette prime.

Les doléances du Stip, syndicat territorial des instituteurs, professeurs et agents de l’éducation, représenté par sa secrétaire générale Diana Yien Kow, portaient sur le personnel de la filière éducative, sur les rythmes scolaires et sur les moyens de remplacement en soulignant le manque de moyens humains dans le premier degré.

Le Stip a également demandé quel était le montant annuel reversé par les fonctionnaires au titre de la CST et souhaite pour cela obtenir un bilan d’étape comme promis depuis 2013.

Pour conclure, le syndicat de défense des intérêts des retraités anciens et futurs (Sdiraf), représenté par Émile Vernier, a demandé des dérogations pour les salariés qui souhaiteraient prendre leur retraite au 31 mai par rapport au délai de prévenance, ainsi que des précisions sur la situation actuelle des régimes de retraite CPS, comme le montant des réserves actuelles et le nombre de dossiers déposés à fin avril pour la retraite.

Le Sdiraf a également demandé une revalorisation du pouvoir d’achat des retraités et a insisté sur le lancement d’une concertation globale sur l’avenir de la société polynésienne avant cette fin d’année.

Les représentants syndicaux se disaient satisfaits à la fin de ces rencontres et espéraient désormais des actes forts de la part du gouvernement.

 

Jen.R.

 

nicole bouteau

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