FIFO – Du 30 janvier au 7 février, à la Maison de la culture

    vendredi 15 janvier 2016

    Le festival international du film documentaire océanien (Fifo) démarre dans deux semaines.  Après différentes
    journées et soirées “off”, la compétition entre les documentaires s’ouvre le 2 février. L’ensemble
    du programme a été officiellement présenté jeudi après-midi.

    Chaud time. C’est à l’ombre certes, mais avec une chaleur accablante, que l’ensemble du comité organisateur, entouré de nombreux partenaires de l’événement, a présenté aux médias, la totalité du programme de ce 13e Festival international du film documentaire océanien, bien plus connu sous le nom de Fifo.
    Et malgré cette chaleur, et comme les 30 000 spectateurs qui ont fréquenté le festival l’année dernière, “on aime découvrir le programme comme lorsqu’on ouvre le journal”, comme l’a souligné le secrétaire général adjoint du haut-commissariat de la République, Éric Zabouraeff.
    Après les présentations générales et un bref historique de ce festival qui a gagné ses lettres de noblesses ainsi que quelques mots sur le président du jury, le réalisateur mauritanien Adderrahmane Sissako – premier président “césarisé” –, les organisateurs sont rentrés dans le vif du sujet. Le cœur de ce festival est, sans aucun doute, les films.
    Ils seront, pour cette 13e édition, onze en compétition et 14 hors compétition
    , choisis parmi plus de 160 par le comité de sélection. “Aujourd’hui, le Fifo dispose d’un fonds de thématiques incontournables”, a précisé l’un des piliers de ce festival, Michelle de Chazeaux.
    On retrouvera, dans les thématiques, l’environnement (détruit mais aussi sublimé), l’histoire, les revendications foncières et politiques, les sociétés face à la mondialisation, le sport et ses vertus mais aussi sept à huit portraits d’hommes et de femmes d’Océanie dont ceux de Gabilou et de Raimana van Bastolaer, pour la Polynésie.
    De quoi satisfaire les amateurs des salles de la Maison de la culture, nombreux à visionner mais aussi à voter pour le Grand Prix du public.
    Comme les années précédentes, La Dépêche de Tahiti, partenaire de l’événement, vous proposera, dès l’ouverture de la compétition, les critiques des films en compétition et, pour la première fois, les critiques des documentaires hors compétition.

    En marge de la compétition

    Mais il n’y a pas que la compétition dans la vie. Les spectateurs pourront découvrir, pour la première fois, une sélection du festival calédonien Ânûû rû Âboro et apprécier, pour la 7e fois, la nuit du court-métrage océanien.
    Le film aux sept César du président du jury, Timbuktu, sera également diffusé, tout cela lors du “off” du festival.
    Pour le public toujours, et comme chaque année, différents ateliers de création audiovisuelle et multimédia sont proposés, tout au long du festival avec plusieurs nouveautés cette année, comme un atelier “cinémagraph” (les GIF animés qui font fureur depuis quelque temps sur les réseaux sociaux comme Facebook) ou bien encore, un marathon d’écriture.
    Comme depuis deux ans, la journée du lundi (le 1er) sera uniquement consacrée aux scolaires et ces derniers, comme les personnes intéressées par les ateliers, sont invités à s’inscrire rapidement auprès de la Maison de la culture car les places sont limitées.
    Et, bien évidemment, et c’est aussi une force de “notre” Fifo, le public sera invité à découvrir et à échanger avec des acteurs, des réalisateurs, sur le paepae du Te Fare Tauhiti Nui (TFTN), tout au long de la semaine. Un café Fifo va même ouvrir pour l’occasion afin de “continuer le film” après sa diffusion.
    Comme tout festival qui se respecte, une part belle est laissée aux professionnels du secteur. Doc zone (pour regarder et sans doute acheter un ancien doc d’un ancien Fifo), colloque des télévisions du Pacifique (le 10e), rencontres, débats, pitch dating (ou comment trouver un financement en 8 minutes), toute une batterie d’événements dans l’événement est programmée et toute la chaîne professionnelle du secteur, de l’auteur au diffuseur, devrait y trouver son bonheur, jusqu’au 7 février . D’ici là, le grand prix sera connu (le 5).
    Pour la première fois, la remise des prix sera diffusée en streaming par l’OPT, ainsi que différentes animations pour que la fête du doc soit encore plus grande. Chaud time, mais show time bientôt !

    Christophe Cozette

    Pratique

    Le Fifo se tiendra du 30 janvier au 7 février à la Maison de la culture
    Fifo off, du 30 janvier au 1er février
    – Carte blanche au festival (calédonien) Ânûû rû Âboro, samedi 30 janvier, de 13 heures à 18 h 30 (grand théâtre).
    – 7e nuit du court-métrage océanien, samedi 30 janvier, de 19 heures à 21 h 30 (grand théâtre).
    – Soirée spéciale Abderrahmane Sissako, lundi 1er février de 19 à 21 heures, (grand théâtre).
    L’entrée est gratuite et ouverte à tous pour l’ensemble du Fifo off. Seule la soirée spéciale de lundi est sur invitation, à retirer à la Maison de la culture.
    Les ateliers sont accessibles à tous, il suffit juste de s’inscrire auprès du Fifo. Les inscriptions sont ouvertes depuis aujourd’hui.
    Il reste également des places pour les scolaires.
    La compétition démarre le mardi 2 février. L’entrée est de 1 000 F (jour) pour assister aux projections des documentaires.
    Infos et renseignements :
    Tél. 87.70.70.16/40.50.31.15
    Site : www.fifo-tahiti.com
    Facebook : FIFO Tahiti.

    Les ateliers de formation grand public

    Chaque année, le Fifo offre des formations gratuites au public polynésien, mises en œuvre par des professionnels de l’audiovisuel. !
     – L’atelier de tournage et montage sur iPad
    Comment optimiser la prise de vue avec une tablette et/ou un smartphone ? Que faire des images et comment les organiser pour monter des séquences cohérentes ?
    – L’atelier d’écriture de scénario
    Les participants découvriront cette année le phénomène de la web série. Comment penser la série ? Comment l’écrire pour la produire ?
    – L’atelier cinémagraph (Nouveauté)
    Les participants découvriront et réaliseront des cinémagraphs, ces images animées d’un léger mouvement répétitif qui donne une impression de vidéo.
    – Le Marathon d’écriture (Nouveauté)
    Le Fifo organise son premier marathon d’écriture. Les participants auront 10h pour écrire le scénario dialogué d’un court-métrage de trois minutes sur un sujet imposé. Des parrains professionnels seront à disposition des marathoniens et les accompagneront pendant ces 10h pour les aider à écrire leur œuvre.
    – Le Défi “jeu vidéo Fifo” (Nouveauté)
    Les participants partageront la vie d’un vrai studio de production installé pour l’occasion dans le village du Fifo. Ils intégreront l’une des 4 légions techniques (son, infographie, programmation, game design) animées par les Padawans afin de réaliser en moins de 3 jours (du mardi 2 au vendredi 5 février 2016 au matin) le jeu de plateforme Fifo développé par Studio Poly3D.

    Fifo campus

    Depuis maintenant deux ans, le Fifo réserve la journée du lundi pour les scolaires. Une programmation spécifique est proposée comme chaque année, associée à des animations et ateliers spécifiques. Sans compter les élèves des îles pour le Fifo “hors les murs”, ce sont près de 5 000 jeunes de Tahiti et Moorea qui fréquentent le festival, particulièrement dans leur journée dédiée.
    Les collèges et lycées de Taravao, Gauguin et Raapoto qui possèdent des sections spécialisées dans l’audiovisuel, seront particulièrement gâtés. Les élèves de ces sections pourront participer aux ateliers “écriture de scénario” et “tournage et montage sur tablette et smartphone”. Différentes rencontres seront également organisées dont “Les dangers d’Internet”, proposée par l’Association des juristes de Polynésie. Ces élèves pourront également découvrir les métiers de scénariste, journaliste, réalisateur et de producteur avec différents professionnels du secteur.

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