Habillage fond de site

“Le Fifo est en train de faire des petits”

jeudi 4 juillet 2019

Walles Kotra (à droite) avec le nouveau directeur régional de la station de Pamatai, Gérard Hoarau, devant le haut-commissariat de la République, hier matin. (© Christophe Cozette)

Walles Kotra (à droite) avec le nouveau directeur régional de la station de Pamatai, Gérard Hoarau, devant le haut-commissariat de la République, hier matin. (© Christophe Cozette)


Installation. Le directeur exécutif chargé de l’outre-mer à France TV, Walles Kotra, est venu présenter le nouveau directeur régional de Polynésie la 1ère, Gérard Hoarau, aux instances du Pays. L’occasion, après “l’affaire Prufer”, qui a agité la station de Pamatai, de faire un point sur la télévision d’aujourd’hui et de demain, et notamment de la disparition de France Ô ; mais aussi du Festival international du film documentaire océanien, le Fifo, “son bébé”, qui va bientôt avoir de petits frères dans l’outre-mer. Interview.

Vous êtes venu présenter le nouveau directeur régional…

“C’est une visite de courtoisie pour présenter notre nouveau directeur régional, Gérard Hoarau, qui va diriger et prendre en main la destinée de notre station.

C’est toujours un événement important de présenter le chef de Polynésie la 1ère aux responsables. Hier (mardi, ndlr), nous avons vu le président, aujourd’hui, le représentant de l’État.

 

“L’affaire Prufer” est définitivement terminée ?

“Oui, il y a eu des divergences de point de vue entre l’entreprise et notre directeur régional, sur les déclarations qu’il a prises.

Cela a été instruit mais nous avons eu le souci de gérer, à la fois correctement notre cadre, en respectant ses droits et de trouver une issue, ce qui a été fait, et en même temps de s’occuper de notre station.

C’est une de nos priorités. Polynésie la 1ère doit être puissante et doit servir à la Polynésie. Notre responsabilité est le service que doit apporter la station à la Polynésie.

Un peu partout en outre-mer et c’est vrai ici, les enjeux du pays sont importants, nos territoires sont souvent fragiles malgré ce que l’on voit. On continue le travail.”

 

Polynésie la 1ère est plus que jamais présente sur le fenua

“On a une vraie réflexion sur ce qui se fait ici, sur notre rôle. Nous avons fait des enquêtes sur ce que les Polynésiens pensent de nous.

C’est une démarche importante. Sans résumer l’enquête, ils nous disent que nous faisons un travail de qualité, que nous sommes un média indépendant mais parfois, nous ne regardons pas le Pays, nous sommes à côté du Pays.

Et je crois qu’on ne peut pas continuer comme cela, nous sommes là en Polynésie, il faut être avec les Polynésiens.

Il nous faut trouver en interne les ressources pour être attentif à ce qui se fait dans le pays, dans sa vie quotidienne.

Et nous avons organisé des ateliers internes pour demander à nos équipes comment elles voyaient les choses. On a besoin de re-fondation. Notre tradition est riche, comme par exemple sur la langue polynésienne où nous avons joué un rôle important. Mais c’est le passé, il faut réinventer l’avenir.”

 

Quid des fermetures de France 4 et de France Ô ?

“Pour France Ô, ce fut un électrochoc pour nous, il y a un an. La suppression de France Ô a remis sur le devant de la scène la visibilité de l’outre-mer dans la nation. C’est un enjeu de citoyenneté. Cela nous a poussé à rentrer dans le logiciel de notre groupe. On a fait la semaine dernière une grosse opération, “le coeur outre-mer”, et toutes les chaines se sont arrêtées sur l’outre-mer.

On a souvent co-construit les reportages, c’est-à-dire que les sept reportages ont été faits avec les journalistes de la station, ce qui est nouveau.

L’objectif est de faire rentrer l’outre-mer dans les grilles des chaînes qui restent, avec des émissions récurrentes. C’est en train de se faire.

Ce travail va se concrétiser avec un pacte de visibilité, pour ancrer les choses, qui devrait être signé bientôt entre les ministères de la Culture et des Outre-mers.

Et en janvier nous allons lancer un portail numérique des outre-mers, qui va essayer d’être un carrefour entre France TV et nos antennes. Pour France 4, les équipes travaillent pour une offre numérique puissante et sur les programmes jeunesse qui vont rester.

En Polynésie, France 4 fait de bons scores car elle offre une offre sécurisée aux parents.”

 

On va se retrouver avec une TNT à sept chaînes, ou vont-elles être remplacées ?

“Je ne sais pas. Ce n’est pas nous qui décidons mais l’État. Il y a un rapport présenté à l’assemblée nationale dans quelques heures, sur la production en outre-mer.”

 

Avez-vous eu connaissance de ce rapport ?

“J’ai travaillé en amont sur ce rapport avec Maina Sage, notamment. Nous voulons être un acteur de la production.

Nous allons augmenter la production de nos documentaires et une partie du budget de France Ô va être sanctuarisé pour venir en appui aux productions locales.”

 

Nous avons eu la chance notamment d’avoir différentes séries tournées ici, dans lesquelles France TV est impliquée. Cela se poursuit ?

“C’est un phénomène sur le long terme. Cette année, nous allons faire 16 fictions outre-mers, l’année dernière, on en a fait deux.

C’est un indicateur, l’année prochaine, on va en faire plus. Un gros film se prépare sur la reine Pomare, par exemple. On va être présent partout.”

 

Le Fifo reste votre coup de coeur…

“Le Fifo est devenu si important qu’aujourd’hui, lorsqu’on discute avec le coeur du groupe, on vient avec le Fifo. Il est devenu si important qu’on va faire la même chose avec le Fifac, un festival du documentaire Amazonie-Caraïbes, à Saint-Laurent-du-Maroni, en Guyane et en 2020, à la Réunion. Le Fifo est en train de faire des petits. ”

 

Propos recueillis par Christophe Cozette

 

 

0
0
0

Pavé PI

Edition abonnés
Le vote

Pensez-vous qu’un Tahitien peut enfin s’imposer à domicile cette année à la Tahiti Pro Teahupo'o ? Si oui, lequel ?

Loading ... Loading ...
www.my-meteo.fr
Météo Tahiti Papeete