Fifo – Une matinée avec les scolaires : “Avant, on croyait que c’était nul”

    mardi 2 février 2016

    “C’est la première fois que je viens.” “C’était bien !” “C’était vraiment instructif.” Pour les scolaires, c’est hier qu’a débuté le Festival du film documentaire océanien (Fifo). Rien qu’en matinée, ce sont 2 184 élèves de collèges et lycées, de Tahiti et Moorea, qui avaient fait le déplacement pour cette journée spéciale qui leur était dédiée. Et plus de 500 encore étaient attendus dans l’après-midi.
    Au grand théâtre de la Maison de la culture, trois films ont été proposés en matinée : Aux armes Tahitiens, de Jacques Navarro-Rovira, sur les Tahitiens qui ont fait la Seconde Guerre mondiale ; Tupaia, de Lala Rolls, sur ce Tahitien qui a contribué à la réussite du voyage du capitaine Cook ; et Fighter, de Perun Bonser, sur le premier lutteur aborigène d’Australie.
    Pendant la séance, des rires et des “oh” d’étonnement venaient par moments interrompre le calme de la salle.
    Et à la fin, les avis recueillis étaient unanimes. “C’était vraiment bien !”, confie Grace, en 3e au collège de Punaauia, qui venait pour la première fois au Fifo. “Avant, on croyait que c’était nul, mais maintenant qu’on a vu ce que c’est, ça donne envie de revenir.”
    Comme elle, la majorité des élèves présents découvraient le Fifo. Heiki, en 1re bac pro au lycée du Taaone, pense même “revenir avec les collègues”. Car si l’ambiance du Fifo est plus légère que celle d’une salle de classe, les élèves doivent tout de même garder en tête qu’il s’agit d’une sortie éducative.
    Pour la classe de Heiki, il s’agissait d’en apprendre un peu plus sur la Seconde Guerre mondiale, au programme cette année, en assistant à la projection d’Aux armes Tahitiens.
    Tout comme cette classe de 3e du collège Pomare IV qui, en plus de voir le film, a participé à la rencontre avec le réalisateur.
    “C’était très instructif, dit Romance, l’une des leurs. Ça m’a aidée parce que je ne connaissais pas. Je remercie d’ailleurs le réalisateur.”

    Apprendre des pros

    Parmi ces milliers d’élèves, le collège de Taravao était représenté par cinq classes de 3e générale et une 3e Segpa.
    Les films qu’ils ont vus hier feront l’objet de questions en cours d’anglais et d’histoire. Mais huit d’entre eux y échapperont. Membres actifs de l’atelier audiovisuel du collège, pendant que leurs camarades assistaient aux projections, ils se sont divisés en deux groupes afin de mieux régner sur les deux ateliers proposés : l’écriture de scénario avec Sydélia Guirao et la prise de vues et le montage sur iPad avec Nyko PK16.
    Une occasion d’apprendre auprès de professionnels. “Nous avons pu voir les bases de l’écriture d’un court-métrage, d’un long-métrage et un peu de la série télé, explique Kahaia. Elle nous a donné plusieurs astuces. C’est mieux que de lire un livre et ça sera très utile parce qu’on prévoit de faire un court-métrage d’ici la fin de l’année.”
    Hanitea et Kristel, de l’autre groupe, ont, quant à elles, découvert “les différents plans et façons de filmer”. “On s’est rendu compte qu’on faisait un peu les choses à l’envers. L’animateur nous a donné beaucoup de conseils et on va les partager avec les autres.”
    Enfin, pour la classe de 2de communication visuelle plurimédia (CVP) du lycée Saint-Joseph, c’est surtout pour parler du métier de réalisateur avec Jacques Navarro-Rovira qu’ils ont fait le déplacement.
    “Certains d’entre nous se destinent aux métiers de l’audiovisuel, donc on voulait surtout savoir des choses pratiques comme quel logiciel il utilise pour le montage et combien un réalisateur est payé.”
    Cette première journée achevée, d’autres contingents d’élèves sont attendus dans la matinée d’aujourd’hui et demain sur le village du Fifo.

    V.H.

    Papi 2016-02-02 14:19:00
    Vraiment très bien le FIFO avec des reportages de qualité. On y apprend énormément de choses.

    A titre personnel, j'ai été très touché par ce reportage diffusé l'année dernière sur les habitants autoctones de l'îles de Pâques, qui avaient été entassés dans leur village et traités quasiment comme des esclaves par des colonialistes anglais et chiliens, vers les années 1960. C'était il y a pas longtemps.
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