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La filière bovine mise sur la vente en direct

mardi 21 novembre 2017

vache élevage bovin

“Pour les éleveurs, c’est une avancée très importante. Pour les consommateurs, c’est une vraie opportunité, notamment en termes de qualité du produit”, confie Bruno Valais, co-manager à la SCEA Polycultures et membre de la coopérative Fa’a’apu Manahune. (© Anne-Charlotte Bouleau)

C’est l’histoire d’un conflit de huit mois et demi peu médiatisé, qui s’est soldé par un protocole d’accord aux conséquences quasi historiques pour la filière bovine locale.

Du 1er mars au 15 novembre, la sur-tarification des prestations de services de la SAEM Abattage de Tahiti – s’agissant plus particulièrement du désossage et de la mise sous vide – avait été remise en cause par la coopérative Fa’a’apu Manahune, présidée par Georges Maau-Raoulx, et le nouveau syndicat des éleveurs de bovins de Hitia’a, présidé par Matahi Tom Sing Vien.

Ces deux entités représenteraient à elles seules 90 % de la production bovine de l’abattoir en question.

C’est le tarif en vigueur au 1er janvier 2017 qui a servi de base aux négociations, en présence du directeur de l’agriculture, Philippe Couraud.

D’un côté, la SAEM Abattage de Tahiti s’est engagée à réaliser les avoirs dûs aux éleveurs concernés, tandis que ces derniers ont accepté de “reprendre leurs activités normales d’abattage, de désossage et de sous-vide, pour développer toutes les activités bovines de l’abattoir”.

Car c’est bien le développement de la filière, sur les plans quantitatif et qualitatif, qui est en jeu. C’est ce qu’explique Bruno Valais, co-manager à la Société Civile d’Exploitation Agricole (SCEA) Polycultures et membre de la coopérative Fa’a’apu Manahune.

“On a réussi à caler les coûts de production et les coûts de transformation, avec l’aide du ministère, pour nous permettre de travailler sur un circuit court de commercialisation, du producteur au consommateur, sans autre intermédiaire indispensable que l’abattoir. Tout le monde est payé à sa juste valeur pour le travail effectué et ça permet au consommateur de trouver de la viande locale à bon prix”, souligne-t-il.

Affranchi de la marge du distributeur, ce tarif de vente en direct serait “très compétitif”. Depuis la semaine dernière, des lots de viande de bœuf sous vide sont ainsi disponibles à l’abattoir de Papara, généralement l’après-midi.

“Pour les éleveurs, c’est une avancée très importante. Pour les consommateurs, c’est une vraie opportunité, notamment en termes de qualité du produit, car elle résulte d’un choix réalisé en amont par les éleveurs eux-mêmes”, précise Bruno Valais. Local, bon et accessible : qui dit mieux ?

 

A.-C. B.

 

 

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