Habillage fond de site

Fillon veut déjouer le duel annoncé entre Juppé et Sarkozy

lundi 7 novembre 2016

François Fillon lors d'une réunion électorale, vendredi dernier,  à Saint-Brieuc. (© Fred Tanneau/AFP)

François Fillon lors d’une réunion électorale, vendredi dernier, à Saint-Brieuc. (© Fred Tanneau/AFP)

 

 

François Fillon veut déjouer le duel annoncé Juppé/Sarkozy au second tour de la primaire de la droite en gagnant, grâce à un projet qu’il présente comme “radical”, les voix qui le hisseront en finale.

“Je suis le seul à proposer un programme de transformation radicale pour le pays, de tous les candidats, c’est moi qui vais le plus loin”, assure l’ancien Premier ministre au fil de ses déplacements, comme vendredi dernier, au soir à Saint-Brieuc (Côtes d’Armor), où plus de 600 personnes étaient venues l’écouter.

Économie, fiscalité, éducation, guerre contre le “totalitarisme islamique” (thème de son dernier livre, vendu à “50 000 exemplaires”)… Le candidat, que les sondages placent à une troisième place éliminatoire du scrutin du 20 novembre, déroule les mesures sur lesquelles il travaille en profondeur depuis plus de deux ans.
Micro en main, le député de Paris parle en se déplaçant au milieu du public, sans pupitre ni estrade. Sa martingale pour convaincre : pédagogie, clarté, concision.
Après un discours sans note vient une séance de questions-réponses, pas toujours simple. “Avant, on me demandait : qu’est-ce que vous proposez ? Maintenant les questions sont plus pointues”, remarque-t-il auprès de journalistes.

Vendredi dernier, au soir, il lui a fallu répondre aux interrogations de Briochins sur le Tafta (ou TTIP), le traité de libre-échange entre l’Union européenne et les États-Unis en négociations (il préconise “l’arrêt” provisoire des discussions et dénonce “la domination du dollar”), sur l’absence de syndicats dans l’armée, ou sur la Cour européenne des droits de l’Homme, qui a condamné la France à plusieurs reprises en 2016, pour non reconnaissance d’enfants nés à l’étranger par GPA (gestation pour autrui).

“La CEDH se mêle de plus en plus de questions de société, qui font notre identité. On ne peut pas l’accepter. Je proposerai que la France quitte la CEDH” tant que ces questions ne seront pas réglées, a-t-il prévenu sous les applaudissements.

Malgré sa réputation de “sérieux” (“je ne viens pas vous promettre la lune”, reconnaît-il), M. Fillon est longtemps resté autour des 10 % dans les intentions de vote, parfois à la quatrième place, derrière Bruno Le Maire.
Mais les deux premiers débats entre les sept concurrents lui ont profité : même Nicolas Sarkozy assure que son ancien Premier ministre a été “bon” à ces occasions. Il perce désormais à 15 % d’intentions de vote.

C’est bien mais insuffisant : un tel résultat ne lui permettrait pas d’accéder au second tour de la primaire, le 27 novembre. Alain Juppé (40 % d’intentions de vote) continue de faire la course en tête, suivi de Sarkozy (26 %).

 

AFP

0
0
0

Pavé PI

Edition abonnés
Le vote

La pose des silhouettes noires peut-elle avoir un impact sur les habitudes de circulation ?

Loading ... Loading ...
www.my-meteo.fr
Météo Tahiti Papeete