Financement du FN : l’enquête rattrape la direction du parti

    vendredi 22 mai 2015

    L’enquête sur le financement de campagnes électorales du Front national rattrape la direction du parti de Marine Le Pen, avec la mise en examen cette semaine de son vice-président chargé des questions juridiques, Jean-François Jalkh.
    Encarté à 17 ans en 1974, compagnon de route de Jean-Marie Le Pen, député entre 1986 et 1988, Jean-François Jalkh est un cacique du parti d’extrême droite peu connu du grand public.
    Il a été mis en examen mardi en tant que secrétaire général, depuis 2012, de Jeanne, le microparti de Marine Le Pen, ont annoncé vendredi à l’AFP des sources proche du dossier et judiciaire.
    Élu député européen en 2014, il est soupçonné d’avoir commis, durant la campagne des législatives de 2012, des délits d’escroqueries, d’abus de confiance et d’acceptation par un parti politique d’un financement provenant d’une personne morale, en l’occurrence la société de communication Riwal.
    Les enquêteurs pensent que Jeanne et Riwal, les deux personnes morales mises en examen, ont élaboré un système frauduleux d’enrichissement et de financement politique illégal avec de l’argent public. Avec « plusieurs millions d’euros » en jeu, estime une source proche du dossier.
    « Il n’y a eu à aucun moment une intention frauduleuse de notre part », « ce dispositif a été exposé à la commission des comptes de campagne qui l’a validé. On ne peut à aucun moment conclure que les pouvoirs publics ont été dans l’ignorance du dispositif. L’abus de confiance et l’escroquerie ne peuvent donc être caractérisés », a réagi Jean-François Jalkh, sollicité par l’AFP.
    Marine Le Pen n’apparaît pas dans les statuts de Jeanne. Mais ce microparti est géré par ses proches et joue un rôle de premier plan dans le financement des campagnes frontistes. 

    AFP

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