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Flavien Soyer, en concert à Tahiti et Moorea

jeudi 7 mars 2019

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Flavien Soyer avec ses deux mandolines, dont une à 10 cordes d’origine brésilienne.(Photo: Christophe Cozette)


Deux pour le prix d’une. Ce n’est pas avec une mais deux mandolines, que Flavien Soyer, musicien de renom invité par Musique en Polynésie pour une série de trois concerts, est venu – pour sa première fois – au fenua, nous faire voyager entre musique classique et musique brésilienne. Arrivé hier matin, il a enchaîné directement une première rencontre avec la presse dans un hôtel de la côte Ouest, visiblement ravi d’être arrivé au pays du ukulele.

Si ce dernier est d’origine portugaise, l’instrument dont joue Flavien est lui, d’origine napolitaine. Mais le musicien est également venu avec un bandolim, à 10 cordes, un instrument d’origine brésilienne mais issu du Portugal, comme notre ukulele. Mais Flavien Soyer n’a jamais posé ses doigts sur un ukulele, même s’il a déjà tâté d’un cousin du ukulele, brésilien avec des cordes en métal. Il devrait sans doute l’essayer lors d’une master class qui se tiendra au conservatoire cette semaine. Instrument mélodique par excellence, la mandoline permet de jouer des partitions plutôt réservées au violon. Détrônée par la guitare, dans les années 50-60, la mandoline, pratiquée auparavant par plusieurs centaines de formations, revient au goût du jour.

Âgé de 29 ans seulement, Flavien Soyer est venu à la mandoline, après avoir été tenté par la guitare, malheureusement, il n’y avait plus de place au conservatoire lors de son inscription. C’est alors qu’on lui a proposé de s’inscrire un an en mandoline, pour voir… Depuis, il en a fait son métier puisqu’il est désormais enseignant dans différents conservatoires de la région parisienne, après avoir exercé dans celui de Nancy.

De Bach au Brésil

Et comme il le dit si bien, “la musique est le meilleur des passeports” : sa maîtrise de cet instrument lui a permis de se produire un peu partout sur la planète, des Francofolies, au Brésil, en passant par le sultanat d’Oman et bien évidemment, en Italie et à Venise, “une ville où dans chaque famille, il y a une mandoline, comme un ukulele dans les familles polynésiennes”, a précisé Jean-Louis Larrey. Il a également participé à de nombreuses collaborations, en studio ou sur scène, avec des rappeurs italiens, des artistes français et brésiliens, pour son plus grand bonheur. Et si pour l’instant, les compositions personnelles et un album solo, ne sont pas à l’ordre du jour, Flavien y réfléchit sérieusement.

Musique en Polynésie, c’est 33 ans de partage de la musique au fenua, avec 6 à 7 concerts par an, la plupart du temps avec des instruments qu’on ne connait pas ou peu en Polynésie, comme la mandoline de Flavien Soyer. “Notre but est que les enfants d’aujourd’hui soient les mélomanes de demain”, résume Jean-Louis Larrey, le président de l’association. C’est pour cela que Flavien Soyer, arrivé hier matin avec près de deux heures de retard, va enchaîner dès aujourd’hui de nombreuses rencontres au Conservatoire mais aussi dans de nombreux établissements scolaires de Tahiti, avant sa série de trois concerts, dès samedi où il nous fera voyager à travers le temps, de Bach à la musique brésilienne (et populaire), deux environnements musicaux qu’il affectionne particulièrement.

Christophe Cozette

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