Flosse/Fritch : tous les coups sont permis

    mardi 18 août 2015

    Le référé déposé par Édouard Fritch contre Gaston Flosse est l’ultime coup porté par les deux protagonistes, qui se livrent une drôle de guerre depuis un an. À l’assemblée, les élus se sont divisés, et plus personne ne tient seul la majorité.  Alors que le budget va arriver à grands pas, les incertitudes planent.

    Hier matin, un référé demandant la suspension de Gaston Flosse de la présidence du Tahoera’a a été étudié. Celle-ci a été renvoyée au 14 septembre (voir par ailleurs).
    Une manœuvre de plus dans le combat qui oppose Édouard Fritch et Gaston Flosse depuis un an. Une guerre acharnée qui entraîne le mouvement orange par le fond, et qui rend la bonne marche du gouvernement et celle du Pays très compliquée.
    Cela fait presque un an qu’Édouard Fritch s’est installé dans le fauteuil de la caserne Bruat, suite à la condamnation de Gaston Flosse dans le dossier des emplois fictifs de la présidence. Depuis, les coups bas se sont multipliés. Démissions, créations de groupes, textes et résolution dans le dos du gouvernement, vexations en tous genres, menaces, vaisselle… Tout est bon, entre les deux hommes, pour régler les comptes.

    Riveta et Temeharo de retour dans l’hémicycle ?
    Pendant un an et demi, la présidence de Flosse était celle des contrats d’aide à l’emploi (CAE), des promesses pharaoniques chinoises, des travaux publics et du Haut conseil. Fritch, de son côté, préfère miser sur la formation plutôt que sur les stages rémunérés, tempère les promesses chinoises pour faire les choses dans le calme, préfère le bâtiment à l’asphalte et s’apprête à fermer le Haut conseil.
    À quelques semaines de la reprise de la session budgétaire, les incertitudes planent.
    Faute de majorité, Édouard Fritch peine à faire adopter ses textes. Or, la rentrée parlementaire s’annonce difficile à manœuvrer. Des lois fiscales importantes, en prévision du budget 2016, sont en préparation, la réforme de la Protection sociale généralisée, avec l’important volet du sauvetage des retraites, se profile, et Édouard Fritch aura besoin de 29 voix pour faire passer son budget.
    À l’heure actuelle, les 8 voix de A ti’a Porinetia et les 16 voix du Tapura ne suffisent pas. Edouard Fritch avait annoncé, en mai, lors de la nomination de Teva Rohfritsch, qu’il était prêt à démissionner deux de ses membres du gouvernement, René Temeharo et Frédéric Riveta, pour les faire retourner dans l’hémicycle afin de consolider le groupe Tapura si besoin.
    Faute de nouveaux ralliements pendant les mois de juillet-août, c’est ce qu’il semble se profiler. Les jours d’Evans Haumani et Fernand Tahiata, représentants orange à Tarahoi, sont désormais comptés puisqu’ils sont suivants de liste des deux ministres.
    La manœuvre ferait descendre le Tahoera’a à 20 sièges, et le bloc de soutien au gouvernement ne serait que de 26 membres. Dans cette équation, Édouard Fritch n’a toujours pas de majorité pour assurer le vote de son budget primitif 2016 et ses réformes.
    Un problème ? Pas si le Tahoera’a vote avec les autres groupes autonomistes, mais les divergences de point de vue, notamment au sujet des CAE ou encore sur la réforme de la PSG, combiné au jeu politique, rendent les choses compliquées. L’année dernière, moyennant un accord sur les CAE, Édouard Fritch avait évité la vingtaine d’amendements Tahoera’a sur son budget. Les relations glaciales qui se sont installées à l’assemblée ne sont pas rassurantes en la matière.

    De multiples scenarii possibles
    L’assemblée est une Cocotte-Minute. Dans la société civile, ils sont de plus en plus nombreux à souhaiter que cette dernière explose, que l’on retourne aux urnes pour clarifier la situation, quitte à perdre six mois à un an de plus, le temps qu’une nouvelle équipe, une nouvelle majorité se mette en place.
    Car l’explosion est aujourd’hui un des scenarii possibles. Si le Tahoera’a bloque certains textes majeurs du gouvernement ou s’il dépose des amendements au budget, que le gouvernement à son tour refuse, avec une UPLD en arbitre, rien n’indique que le Pays aura un budget l’année prochaine.
    L’exact inverse peut aussi se produire aussi, et les mois prochains voir les pro Fritch et les pro Flosse enterrer la hache de guerre et travailler ensemble. Enfin, pour sauver les meubles, des consensus mous peuvent encore être passés, alors que le Pays a besoin de profondes réformes pour sortir la tête de l’eau.

    Bertrand Prévost

    Lire aussi la rétrospective d’une année de tensions dans La Dépêche de Tahiti de ce mardi ou au feuilletage numérique
     

    Référé : l’audience renvoyée au 14 septembre

    Hier matin, le juge des référés devait étudier le recours déposé par Édouard Fritch, vendredi dernier. Un référé qui demandait à étudier le cas de Gaston Flosse, président d’un parti politique, ce malgré son interdiction de droits civils liée au procès des emplois fictifs de la présidence.
    L’audience a été renvoyée au 14 septembre. Seul l’avocat d’Édouard Fritch a accepté de s’exprimer devant la presse, à la sortie de la courte audience. “Je demande au juge des référés de constater que Gaston Flosse, depuis sa condamnation définitive, a perdu la capacité d’être président du Tahoera’a puisqu’en fait, d’après les statuts du Tahoera’a, il représente le parti dans les actes de la vie civile. Hors une personne qui est privée de ses droits civils, civiques et de famille, ne peut être mandataire de personne”, a expliqué hier Maître Raoul Aureille.
    Si la demande d’Édouard Fritch était entendue, pour son avocat, cela signifierait que toutes les décisions prises par Gaston Flosse à la tête du Tahoera’a seraient annulées. Les exclusions, les fermetures de sections, les dissolutions de fédérations.
    “Quand une personne n’a plus la capacité, les actes qu’elle prend peuvent être considérés comme nuls. C’est pour cela, il y a une certaine urgence à ce que le tribunal le constate”, complète-t-il.
    BP avec CC

    Hirinake 2015-08-18 18:53:00
    Deux vieux dinosaures de la politique locale, je pensais qu'avec leur experience et leur age, davantage de sagesse serait leur RAISON de vivre politiquement. Non au lieu de cela des vrais gamins de jardins d'enfants qui se battent pour un sachet de bonbons. Quelle honte car pendant ce temps-la le Fenua part en lambeaux, l'economie est en dessous de la ligne de flottaison, l'emploi on ne sait plus ce que cela veut dire, la delinquance augmente car les gens ont besoin de manger et de survivre, les entreprises ferment une a une, les cerveaux se tirent vivre ailleurs !!!!
    Bon sang arretez vos conneries et stupidites, reveillez-vous ! Quand cela explosera socialement vous en serez les seuls responsables car cela fait des annees que vous avez dirige ce Pays et joue avec le feu. Bande d'Irresponsables va, de fossoyeurs de la societe polynesienne.
    Ua navai tera meama, haere i rapae i teie nei e a faatura na te nunaa maohi o tei mauiui i te roa raa o to ratou orara'a.
    Bouloulou 2015-08-18 12:49:00
    Hoèra floss
    Aita oe fiu t hamà au ai oe
    Fiu roa te nunaa ta otou cinéma
    Mai pé maaaaaaaaaaaaaaaaa
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