Flyboard : trois démonstrations de haut vol à Mataiea cette semaine

    mercredi 3 août 2016

    flyboard

    Claudia Osternaud et Alexis Baikoglu, deux champions de flyboard venus du sud de la France, feront le show à Mataiea
    cette semaine dans le cadre du Rautirare Festival. (Photo : Marie Guitton)


    Deux champions français de “planche volante” au Rautirare Festival

     

    “Tu as l’impression de voler, d’être en liberté.” Plusieurs curieux les ont aperçus lundi en train de vérifier leur matériel dans la baie de Mataiea : invités au fenua par Teva Zaveroni, ailier des Tiki Toa et organisateur du Rautirare Festival, les champions français de flyboard Claudia Osternaud, 38 ans, et Alexis Baikoglu, 37 ans, présenteront leur discipline encore peu connue au fenua à la fin de la semaine.

    “C’est une planche d’une douzaine de kilos, sur laquelle tu mets tes pieds. Elle est reliée par un long tuyau à la turbine d’un jet-ski, et l’eau renvoyée sous pression permet de te propulser”, décrit Claudia Osternaud en quelques mots.

    Inventée en 2011 par un Marseillais, la planche a immédiatement cartonné. “Quand c’est sorti, c’était hallucinant, parce que le mec, il volait ! Ça a fait le buzz en quelques heures dans le monde entier !”, se souvient-elle.

    Alexis Baikoglu, son partenaire professionnel dans l’événementiel, a vu la vidéo sur YouTube : “Au bout de trois minutes, j’ai dit ‘je le veux !’, raconte-t-il. Je ne voulais pas simplement l’essayer. On a passé commande tout de suite avec Claudia.”

    Des championnats internationaux sont nés dans la foulée. Aux derniers mondiaux de Dubaï, qui ont réuni près de cent compétiteurs originaires de trente pays en décembre 2015, Claudia Osternaud a fini en quatrième place, au pied du podium.

    La numéro 1 française a depuis décroché le titre européen, en juin 2016. Alexis Baikoglu est, quant à lui, troisième au classement français. Ensemble, ils ont créé un club à La Ciotat, près de Marseille : Flyboard attitude.

    La structure, qui compte environ 300 membres, organise près de 2 000 baptêmes annuels, ouverts à toute personne dans un état de santé “normal”. À peine faut-il savoir nager, les pratiquants étant munis d’un gilet.

    “Tout le monde parvient à sortir de l’eau et se stabiliser sur la planche, précise Claudia Osternaud. En général, on monte à trois ou quatre mètres. C’est le moniteur, dans le jet-ski, qui règle la pression.”

     

    “Une bonne dose d’adrénaline”

     

    En duo avec Alexis Baikoglu, ils font aussi le show : des chorégraphies de nuit en costumes lumineux, des spectacles pyrotechniques sur la Seine à Paris, les plages privées de Méditerranée, dans les piscines, sur la “scène” de plus petites villes, et bientôt dans le lagon de Mataiea…

    Les compétiteurs, dont ils font partie, ne seraient qu’une quinzaine en France. Les entraînements sur trampoline, doublés de séances de musculation et gainage, leur permettent de monter toujours plus haut : entre 12 et 14 mètres, avec une pression qu’ils règlent eux-mêmes par télécommande, accrochés dans les airs, jusqu’à 300 kilos sous les pieds.

    “Quand tu fais des figures à un certain niveau, tu as le ressenti d’un sport extrême, une bonne dose d’adrénaline”, raconte Claudia Osternaud. Les muscles des jambes, pour se rétablir sur les points d’équilibre, seraient les plus sollicités.

    En compétition, la note est composée de points techniques et artistiques, comme au patinage. À défaut de triple axel, la bête noire des flyboarders est le backflip ou salto arrière.

    “Il y a l’appréhension de se lancer en arrière, le risque de mal se rétablir, la peur de la mauvaise chute avec, derrière, un tuyau d’eau gonflé qui équivaut à peu près à un tronc d’arbre”, explique Claudia Osternaud.

    À ce jour, la championne du monde néo-zélandaise atteint tout de même le double ou triple backflip, tandis que son homologue masculin passe le quintuple.

    Les autres, peut-être, gagnent du temps pour voir défiler le paysage… “Il y a des points de vue sympas quand on monte à 14 mètres !”, lâche Claudia Osternaud. Leur Méditerranée est “jolie aussi”, mais lundi, à Mataiea, “avec les palmiers et le lagon, c’était quand même sympa !”

     

    Marie Guitton

     

    (Photo : Michel Serra)

    (Photo : Michel Serra)

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