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Football – Moana Pito : l’année ou jamais

mercredi 25 janvier 2017

moana pito

Moana Pito s’entraîne au Centre de formation de Pater avec Emmanuel Liparo, entraîneur des gardiens. (© Benoît Buquet)


 

Moana Pito, le gardien des U17 de Tahiti, fête ses 17 ans aujourd’hui. C’est donc la dernière année qu’il joue avec les Tama Ura. Malgré son jeune âge, c’est son troisième tournoi de qualification pour un Mondial de football. Le premier à domicile. Avec ses coéquipiers, il s’entraîne dur afin d’être prêt le 11 février pour le premier match des Tama Ura contre le Vanuatu.

 

Moana Pito sera peut-être un jour le successeur de Mikaël Roche dans les buts de l’AS Tefana et de la sélection de Tahiti. En attendant la consécration, il garde pour la dernière année les cages des Tama Ura, la sélection des moins de 17 ans. Il est né le 25 janvier 2000, ce qui lui fait tout juste 17 ans aujourd’hui, et lui permet de bénéficier de la règle de la Fifa qui autorise tous les joueurs nés à partir du 1er janvier 2000 à participer à la Coupe du monde U17 de la Fifa, du 6 au 28 octobre 2017 en Inde.

Il se verrait bien jouer ce Mondial indien à la fin de l’année. Pour cela, il faut terminer premier ou deuxième du tournoi de qualification de la zone Océanie. Une chance pour les Tama Ura, ce tournoi a lieu à domicile. Et c’est dans deux semaines.

“On a les moyens d’y arriver, on est unis et on travaille bien tactiquement”, assure Moana Pito qui, malgré son jeune âge, commence à être habitué des grands rendez-vous internationaux. Il était le gardien remplaçant des U20 tahitiens lors du tournoi de qualification au Vanuatu en septembre 2016 pour le Mondial des moins de 20 ans.

Avant cela, il y a deux ans, il était déjà le goal des U17, lors du tournoi de qualification pour le Mondial 2015. Les U17 de Tahiti avaient perdu de peu en finale contre les Néo-Zélandais qui jouaient chez eux (1-1, 5 t.a.b. 4). À l’époque, seul le vainqueur était qualifié pour la Coupe du monde. Cette année, les deux finalistes le seront. Une aubaine pour Tahiti.

L’expérience de Moana Pito comptera pour affronter le Vanuatu, la Nouvelle-Calédonie et la Papouasie-Nouvelle-Guinée dans le groupe A. “Il a le mental qui lui permet d’être un gardien de haut niveau. C’est un futur grand gardien du fenua, qui pourrait facilement jouer en DH ou en CFA en France, s’il continue à être humble et attentif”, dit Emmanuel Liparo, l’entraîneur des gardiens de la sélection U17. “Je le connais depuis longtemps, d’abord à l’AS Tefana, puis en sélection. Il a cette qualité de toujours être vigilant pour progresser”, continue le coach. En langage de gardien : “Quand je prends un but, la première chose qui me vient à l’esprit est : comment j’aurais pu l’éviter”, résume Moana Pito.

 

Un agenda chargé

 

Des buts, il en a encaissé beaucoup cette année. 73 en seize journées de Ligue 1 (avant le match d’hier soir contre Central). Intégrée au championnat seniors en guise d’entraînement, la sélection U17 court le risque d’être touchée au moral par les défaites lourdes qui se succèdent.

Mais le discours du coach semble fonctionner pour Moana Pito : “Ces défaites doivent nous donner la rage pour se qualifier en février. On n’a rien à perdre.” Face aux seniors, le défi athlétique est redoutable. “Ça a été dur au début physiquement, avoue le gardien de 17 ans. Mais on commence à se montrer imposants. On a battu l’OM (3-2 le 14 janvier, NDLR).”

Emmanuel Liparo confirme “le manque d’explosivité” des jeunes joueurs. Pour le gardien de but, cela se traduit par des lacunes dans les sorties. Dont il est bien conscient : “Avec Tevai (Tevaearai Tamatai, gardien remplaçant, NDLR), on doit travailler les duels aériens.”

Le travail est assidu : 1 heure 30 à 2 heures d’entraînement par jour avec la sélection au Centre de formation de Pater, du lundi au jeudi, plus le match le vendredi soir. “Le week-end, on n’a pas entraînement, mais on a un programme physique à suivre. Le samedi matin, je vais faire mon décrassage au terrain de Puurai à côté de chez moi.”

Si l’on ajoute le CAP cuisine que le jeune homme devrait terminer cette année au lycée professionnel Saint-Joseph à Outumaoro, cela fait un agenda chargé pour un adolescent. Mais qui a déjà le sens des responsabilités : “On n’a rien sans rien : pour se qualifier et aller jouer en Inde, il y a des efforts à faire.”

 

Benoît Buquet

 

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