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Forte mobilisation à la Journée mondiale du diabète

mardi 15 novembre 2016

À 11 heures, hier, les deux points de dépistage de l’Adopf avaient déjà accueilli 700 personnes. (© Vaiana Hargous)

À 11 heures, hier, les deux points de dépistage de l’Adopf avaient déjà accueilli 700 personnes. (© Vaiana Hargous)

 

 

“Bonjour ! Je viens pour le dépistage gratuit”, lance Odette, tout sourire. “Viens, on va commencer par te peser”, lui répond Lydie Pua, la présidente de l’Association des diabétiques et obèses de la Polynésie française (Adopf).

Comme Odette, un grand nombre de personnes a profité hier des dépistages gratuits organisés au marché de Papeete et place de la cathédrale par l’Adopf, en collaboration avec le Rotary Club de Papeete, dans le cadre de la Journée mondiale du diabète. Rien qu’à 11 heures, 700 personnes étaient déjà passées sur les stands. Et si la recherche de glycémie était bien évidemment à l’ordre du jour, les dépistages concernaient aussi l’hypertension artérielle et l’obésité. Parce que “le meilleur médicament pour traiter le diabète, l’obésité et l’hypertension, c’est la prévention !”, expliquait hier Dr Jean-Louis Boissin, conseiller médical de l’Adopf.

“Donc on commence par vérifier le poids, parce que 80 % des personnes ne connaissent pas leur poids. Ensuite, on va prendre leur tension. Un excès de sel important entraîne une hypertension artérielle. Et quand il y a trop de tension dans le sang, ça amène à l’AVC. Avec la Martinique, on est les deux régions ultramarines à avoir le plus d’accidents vasculaires cérébraux. Et c’est grave, parce que ça touche des sujets jeunes, de 45 à 50 ans. La troisième chose qu’on fait, c’est de mesurer la glycémie, le taux de sucre dans le sang, pour savoir si ce qu’ils ont mangé était très sucré ou pas trop sucré.”

Une étape qui, pour le coup, faisait un peu monter la tension. “C’est le suspense là…, murmure Vaihere, les yeux rivés sur l’écran du glucomètre. 95 ? Qu’est-ce que ça veut dire ?” “C’est très bien, ça veut dire que tu es à 0,95 g/L de taux de sucre dans le sang et c’est dans la moyenne”, la rassure l’infirmière.

En effet, le taux normal de sucre dans le sang doit être compris entre 0,80 g/L et 1,26 g/L. Au-delà, il est possible que la personne dépistée ait du diabète, comme papa Ata qui a fait monter le glucomètre à 1,95 g/L. Mais les membres de l’Adopf se voulaient plutôt rassurants. “Écoute papa, c’est peut-être à cause du petit déjeuner que tu as pris. Il faut que tu reviennes à jeun pour qu’on refasse la mesure.”

Selon le Dr Boissin, on comptabilise “à peu près 20 000 diabétiques en Polynésie”. “Grosso modo, il y en a 10 % qui sont soignés et autant qui ne sont pas soignés. Par contre, ce que l’on sait, c’est qu’il y a 130 personnes qui sont en hémodialyse et chacune coûte 10 millions par an, donc rien que l’hémodialyse, ça coûte 1,3 milliard ; l’hospitalisation, c’est pareil, 1,3 milliard ; les amputations, c’est pareil, c’est le premier chiffre des diabétiques. Donc si on pouvait éviter cette catastrophe, ça serait bien.”

Selon la Fédération française des diabétiques, le diabète est un trouble de l’assimilation, de l’utilisation et du stockage des sucres apportés par l’alimentation. Cela se traduit par un taux de glucose dans le sang (encore appelé glycémie) élevé : on parle d’hyperglycémie. On distingue principalement deux types de diabète : le diabète de type 1 qui touche environ 6 % des diabétiques et le diabète de type 2 qui en touche 92 %. Les autres types de diabète concernent les 2 % restants (MODY, LADA ou diabète secondaire à certaines maladies ou prises de médicaments).

V.H.

 

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