Fourmi de feu – À Taiarapu-Est : limiter sa progression, à défaut de l’éradiquer

    samedi 16 avril 2016

     En raison de l’identification de la petite fourmi de feu à Taiarapu-Est, une première réunion publique était organisée, jeudi, à la mairie de Faaone.  Selon les représentants de la Diren, il serait déjà trop tard pour espérer l’éradiquer complètement.  Pour autant,
    il est indispensable d’agir pour limiter sa progression, à l’aide de traitements adaptés.

    Une réunion publique était organisée, jeudi après-midi, à la mairie de Faaone, en présence de Vaea Mana, maire déléguée de la section de commune, d’Antoine Ganivet, premier adjoint au maire de Taiarapu-Est, de Pierrot Metua, conseiller municipal délégué à l’environnement, et de deux agents de la cellule de biodiversité à la direction de l’environnement (Diren), au sujet de la progression de la petite fourmi de feu en aval de la Vaiiha, comme nous vous le révélions dans notre édition du 5 avril.

    Le constat est d’autant plus alarmant que d’autres signalements ont été confirmés du côté du quartier Maraeapai et à proximité de l’école Ohi Tei-Tei, à Taravao, ainsi qu’à l’entrée de Toahotu, à la frontière des deux communes de Tahiti Iti.
    D’emblée, il apparaît nécessaire de recenser les zones infestées, pour cibler les traitements et limiter la progression de l’insecte colonisateur, qui profite du vent, de l’eau et des différents moyens de transport modernes pour étendre son territoire.

    S’organiser et traiter

    Selon les représentants de la Diren, il serait déjà trop tard pour espérer l’éradiquer complètement, à l’image des termites ou du miconia. “On ne peut plus rien faire : il faut apprendre à vivre avec. On ne peut tout de même pas répandre des produits chimiques à tout va !”, souligne l’un des deux agents.
    Aujourd’hui, il n’existerait aucune autre alternative pour combattre la fourmi dite “électrique”, pas même du côté des agents de lutte biologique.

    Face à ce constat pour le moins défaitiste, les quelques résidents et agriculteurs de Faaone présents ne comptent pas pour autant baisser les bras, interpelant les élus, tout en suggérant d’organiser la lutte par le biais des paroisses et des associations de préservation environnementale ou de quartier.
    Un employé d’une grande enseigne de bricolage et de jardinage les rejoint sur l’importance d’une réaction rapide, s’en remettant aux pouvoirs publics.

    “Il faut faire quelque chose !”, insiste-t-il. Du transport des déchets verts à la vente de plantes en pot, la vigilance est de mise, mais repose pour l’heure sur la bonne volonté de chacun, à défaut de législation.
    Les agents de la Diren ont donc dispensé quelques conseils, en s’appuyant sur des fiches
    pratiques. En l’absence de fourmilière, il a notamment été rappelé l’importance d’éliminer les reines – plus grosses que les ouvrières – pour limiter le développement de la colonie.

    Pour ce faire, une solution de traitement raisonné a été présentée, sur la base d’une recette mise au point par le Hawai’i Ant Lab.
    Véritable appât composé d’eau, d’insecticide, de gomme, d’huile végétale et de beurre de cacahuète, le mélange vise à empoisonner la reine, par le biais des ouvrières.
    Il doit être pulvérisé tous les trente mètres, toutes les six à huit semaines, pour un coût de fabrication estimé entre 1 400 et 3 000 F par hectare.
    La préparation a été remise aux participants, ainsi qu’un sachet de gomme, pour leur permettre de commencer dès à présent à traiter.

    A.-C.B.

        Edition abonnés
        Le vote

        Allez-vous voir Vaiana ?

        Loading ... Loading ...
        www.my-meteo.fr
        Météo Tahiti Papeete