Une fourrière animale d’ici 2017 sur la côte Ouest

    mardi 8 novembre 2016

    Les maires de Paea et de Punaauia, l’administrateur des îles du Vent et le ministre  de l’Environnement ont assisté, hier, à la cérémonie de la pose de la première pierre de la fourrière animale intercommunale de la Punaru’u. (© Élénore Pelletier)

    Les maires de Paea et de Punaauia, l’administrateur des îles du Vent et le ministre de l’Environnement ont assisté, hier, à la cérémonie de la pose de la première pierre de la fourrière animale intercommunale de la Punaru’u. (© Élénore Pelletier)

     

    Hier matin a eu lieu la pose de la première pierre de la fourrière intercommunale, à Punaauia, dans la vallée de la Punaru’u. Les travaux devraient durer de huit à neuf mois. Avec un coût de fonctionnement estimé à 28 millions de francs, Paea et Punaauia espèrent que les autres communes de Tahiti les rejoindront dans leur projet afin de mutualiser les moyens humains et financiers.

     

     

    “La première fourrière intercommunale de Polynésie française ouvrira entre juin et août 2017”, a annoncé hier Layana Atae, présidente du Syndicat intercommunal pour la gestion de la fourrière animale (Sigfa).
    La pose de la première pierre de l’édifice a eu lieu hier, en présence des élus des deux communes associées dans la mise en place de cette structure, Paea et Punaauia, des représentants du Pays et de l’État et des membres du Sigfa.

    La grande difficulté des deux communes aura été le choix d’un site pour accueillir la future fourrière. En juillet 2014, le maire de Punaauia propose de louer au Sigfa une parcelle de terre de 1 000 m2, située au fond de la Punaru’u. Les choses se mettent alors à bouger. Les démarches sont alors entreprises, mais les délais d’instruction de la direction de l’environnement (Diren) s’avèrent très longs.
    “Nous avons déposé un dossier en mars 2015 et nous n’avons obtenu une autorisation Installations classées pour la protection de l’environnement (ICPE) qu’au mois de septembre de la même année.

    Concernant le permis de construire, la demande avait été déposée en janvier 2015, mais c’est seulement après obtention de l’autorisation ICPE que le permis a été validé en novembre 2015”, a expliqué Layana Atae.
    Par ailleurs, il a fallu raccorder le terrain de la future fourrière aux canalisations du syndicat Teroopa et se soucier de l’alimentation électrique. Le Sigfa a notamment pris la décision de fonctionner avec des panneaux photovoltaïques et des batteries.

     

    Problème des cendres

     

     

    Les travaux ont donc commencé hier et devraient durer de huit à neuf mois. À l’origine, le chantier avait été évalué à 66 255 230 F, financés à 80 % par le fonds intercommunal de péréquation (FIP) et à 20 % par les communes (à parts égales entre Punaauia et Paea).

    Mais, suite à l’appel d’offres lancé en juillet 2016, il s’avère que le projet a été sous-estimé par le premier maître d’œuvre et les communes devront ajouter des crédits supplémentaires (de 10 millions de francs chacune) pour permettre la construction du projet initial.
    Par la suite, 28 millions de francs seront nécessaires au bon fonctionnement de la fourrière. Paea et Punaauia espèrent que d’autres communes de Tahiti les rejoindront dans leur projet.
    La future fourrière sera composée d’un espace administratif avec des bureaux, un vestiaire et d’un espace technique comprenant 20 cages et un incinérateur, une grande nouveauté en Polynésie.
    Se pose encore le problème des cendres.

    À l’origine, il était prévu que celles-ci soient transférées dans un incinérateur de type Nivee, mais celui-ci n’est plus en état de fonctionnement.
    La Diren impose donc au Sigfa de couler les cendres animales dans des blocs de béton avant de les transférer au Centre technique d’enfouissement de Paihoro. Mais cela entraîne une logistique plus compliquée et un transport plus coûteux.
    “Cela représente beaucoup de contraintes imposées au Sigfa pour des cendres animales”, a reconnu Layana Atae.

    Mais le maire de Punaauia garde l’espoir qu’une solution soit bientôt trouvée avec la Diren. 

     

    É.P.

     

     

    À quatre au début pour finir à deux

    Les plans de la future fourrière. (© DR)

    Les plans de la future fourrière. (© DR)

     

    Le problème des chiens errants est un souci récurrent en Polynésie française depuis plusieurs années. Le Code général des collectivités territoriales (CGCT) oblige les maires à trouver des solutions pour lutter contre la divagation des animaux domestiques.
    Si Arue et Papeete sont aujourd’hui en règle avec leurs chenils, ce n’est pas le cas des autres communes du territoire.
    Depuis 2011, la commune de Punaauia a émis le souhait de créer une fourrière animale en intercommunalité avec les mairies limitrophes. Elle s’est ainsi rapprochée de Paea, Faa’a et Papara. Le 3 janvier 2012, le Syndicat intercommunal pour la gestion de la fourrière animale (Sigfa) a été créé par arrêté du haut-commissaire.
    En cours de route, les communes de Papara et Faa’a ont finalement décidé de se retirer du projet, laissant Punaauia et Paea seules en piste.

     

     

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