François béatifie Paul VI et célébre l’actualité du concile Vatican II

dimanche 19 octobre 2014

Le pape François a béatifié dimanche sur la place Saint-Pierre son prédécesseur italien Paul VI, rendant aussi hommage à la fin d’un synode mouvementé sur la famille, au concile Vatican II (1962-1965) et à l’esprit de créativité qui continue de souffler sur l’Eglise.
Sous un beau soleil d’automne, François a invité tous les participants au synode, qui concélébraient la messe, à « vaincre la peur devant les surprises de Dieu ». « Dieu nous conduit par des chemins imprévus », a-t-il martelé, alors que les débats sur les nouvelles évolution de société (unions libres, divorce, homosexualité) avaient été vifs au synode.
En présence de l’ancien pape émérite Benoît XVI qu’il a salué chaleureusement, et devant une place Saint-Pierre noire de monde, Jorge Bergoglio a prononcé en latin la formule consacrée, demandant que « le vénérable serviteur de Dieu Paul VI soit fait bienheureux ». Il a annoncé que sa fête aura lieu le 26 septembre.
Une tapisserie montrant Paul VI souriant et ouvrant les bras était déployée sur la basilique. « A ce grand pape, ce courageux chrétien, cet apôtre infatigable, nous ne pouvons dire aujourd’hui devant Dieu qu’une parole aussi simple que sincère et importante: merci! » 
Interrompu par les applaudissements de la foule, il a poursuivi: « merci cher et bien-aimé pape Paul VI! Merci pour ton témoignage humble et prophétique! »   Paul VI, qui a achevé Vatican II commencé par son prédécesseur Jean XXIII, et a institué le « synode », organe de collégialité, est fait bienheureux à la fin du synode sur la famille convoqué par François, en présence des cardinaux du monde entier.
En avril, François avait canonisé Jean XXIII (1958-1963) et Jean Paul II (1978-2005).
François cite souvent Paul VI, pape à l’allure frêle qui a été comme lui promoteur d’un dialogue sincère avec le monde « comme il est ». Il le respecte pour avoir posé beaucoup des fondements de l’Eglise moderne, même s’il a été critiqué, y compris au sein de l’Eglise, pour son non en 1968 à la pilule contraceptive.
Jorge Bergoglio avait entre 26 ans et 41 ans pendant son règne: il a été formaté par ce pontificat, en a suivi à Buenos Aires les débats vifs comme celui en Amérique latine autour de la théologie de la Libération.
Début 2014, la Congrégation vaticane pour la cause des saints a reconnu un premier miracle pour permettre sa béatification: la guérison d’un enfant américain en 2001 victime d’une malformation dans le ventre maternel. Les médecins proposaient que la mère avorte mais elle avait refusé, priant Paul VI. L’enfant a treize ans et est en bonne santé.
La béatification peut ouvrir la voie à une ultérieure canonisation si un autre miracle est reconnu.
 
AFP

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