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Il frappait son fils à coups de barre de fer

mercredi 23 août 2017

justice tribunal

(© archives LDT)

“Les enfants n’écoutent pas, tu répètes, répètes et répètes… et tu pètes les plombs… et tu tapes”, s’est dédouané, hier matin, John S., à la barre du tribunal correctionnel. La tête haute et visiblement agacé d’être ainsi le centre de l’intérêt, l’homme, accusé d’avoir frappé son fils avec un niveau de chantier en métal, a tempéré les faits.

“Faut pas que tout retombe sur moi. Je ne vais pas payer les pots cassés ! Moi, je suis malade, OK ?”, clame-t-il agressivement à la cour, alors que l’oubli de ses cachets contre l’épilepsie semble être le déclencheur de son “déchaînement de violence” survenu le 14 février…

Ce jour-là, alors que sa femme est à l’hôpital au chevet de sa mère, John rentre du travail. L’aîné des trois enfants est parti jouer dehors sans autorisation, laissant ses petits frères sans surveillance. John a peut-être oublié son traitement contre l’épilepsie, et quand son fils rentre, il l’attend avec une barre de fer ou plus précisément un long niveau de chantier.

“J’ai pété les plombs”, reconnaît-il face aux faits. Il le frappe au visage, au bras droit, dans le dos, à la jambe. “C’est un déchaînement de violence”, commente l’avocate de la défense.

Les taches de sang sur le sol témoignent de la scène, à laquelle un voisin viendra mettre un terme.

“Il m’avait agacé”, se défend encore le prévenu face à la cour excédée. “Mais vous vous rendez compte que c’est trop fort ? Que c’est trop ?  Que c’est trop violent ? Votre réponse est aberrante.”

“On tremble à l’idée de ce que cela aurait pu donner si le voisin n’était pas arrivé, poursuit la défense. On se pose la question : et si les coups avaient continué ?”. Récidiviste, le père de famille avait déjà été condamné pour les mêmes faits quelques années auparavant. “On doit apporter la sécurité à ses enfants et non les violenter”, a rappelé durement le président du tribunal correctionnel.

Sur le banc, sa victime, assise, les points serrés et le regard hagard, n’a pas souhaité raconter sa version des faits.

La famille, connue des services sociaux, est suivie depuis 2013 et si les violences semblent occasionnelles selon la cour, l’obligation de soins a été longuement évoquée.

“Votre maladie, ce n’est une raison de déborder. Trouver des solutions pour ne pas envoyer votre enfant à l’hôpital !”, a suggéré le président du tribunal, avant de rendre son verdict : 12 mois de prison, dont 6 avec sursis et 280 000 F de dommages et intérêts.

 

C.A.

 

 

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