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Il frappe une éducatrice : “C’est pour lui faire comprendre”

mardi 12 décembre 2017

justice

Il écope de six mois de prison ferme. (© Florent Collet)

Comme La Dépêche l’évoquait samedi dernier, un jeune SDF de 24 ans a été jugé en comparution immédiate pour avoir frappé, jeudi dernier, une éducatrice qui exerçait au centre de jour, avenue Vaininiore, à Papeete.

Dans ce lieu d’aide aux personnes en difficulté, l’étage n’est pas accessible à tous, seules les personnes habilitées peuvent y accéder.

Mais J.M. profite d’un moment d’inattention du personnel d’encadrement pour monter alors que l’éducatrice est occupée avec quelqu’un d’autre.

Il s’est blessé en lavant le bus du centre et voudrait un pansement. Il en demande un à l’éducatrice qui lui demande de redescendre. Un homme du centre va alors le chercher et quand J.M. descend, il a une bouteille qu’il jette au visage de l’éducatrice. Il explique ensuite, sans que cela soit confirmé, que l’éducatrice lui aurait jeté un pot de pâte à tartiner au visage et l’aurait claqué.

Une chose est sûre, lui a bien asséné un coup de poing ou de coude. L’éducatrice a le nez fracturé, ce qui lui vaut au moins sept jours d’incapacité totale de travail (ITT) et elle devra se faire opérer, la semaine prochaine.

J.M. est un habitué du centre. Il est déjà à l’origine d’incidents et les insultes sont journalières quand on n’accède pas à ses demandes, explique l’équipe. Lui explique qu’il a des problèmes à gérer sa colère.

Épileptique, il n’avait pas pris son traitement ce jour-là. “Je savais que j’allais la taper. J’ai trop de choses dans la tête”, a-t-il expliqué en garde à vue.

Sans diplôme, ni formation, J.M. vit dans la rue par choix. “J’ai décidé de vivre dans la rue parce que j’en ai marre de ma famille”, explique-t-il, sans formuler de regret pour son geste.

“Ce n’est pas une éducatrice, parce que quand tu dis bonjour et qu’on te répond méchamment… c’est pour lui faire comprendre”, explique-t-il, sourire aux lèvres, à propos de son geste.

“Il a peu d’égard pour l’éducatrice et peu de respect pour sa fonction”, s’indigne l’avocate de la victime. Elle est rejointe par le procureur : “Il revendique presque son geste”, avant de requérir un an de prison dont six mois avec sursis et une mise à l’épreuve de deux ans.

Les rires du prévenu ne facilitent pas la tâche de l’avocate qui évoque “les problèmes familiaux sous-jacents” et “soucis de comportement” qui doivent être soignés.

Le président explique qu’en raison de la gravité des faits et notamment la fonction de la victime, les réquisitions du procureur sont intégralement suivies. J.M. a été conduit à Nuutania. 

 

F.C.

 

 

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