Il frappe un muto’i et écope de 180 heures de TIG

    mardi 13 septembre 2016

    muto'i

    “Je ne me souviens de rien”, a expliqué T.H. (Photo : Florent Collet )

     

    Sous l’effet de l’alcool et du paka, il ne se souvenait plus de sa soirée

     

    L’alcool n’est pas une circonstance atténuante, c’est une circonstance aggravante. Si vous ne pouvez pas vous maîtriser quand vous buvez, ne buvez pas”, tonne le procureur contre T.H., avant de requérir contre lui 12 mois de prison dont six ferme, avec mandat de dépôt.

    La représentante du parquet entend ainsi dénoncer cet acte où, “une nouvelle fois, des policiers deviennent les victimes en voulant mettre fin à une dispute entre alcoolos”, résumant ainsi les faits survenus same­di dernier, à Taiarapu-Est, valant à T.H. d’être jugé hier en comparution immédiate.

    En fin d’après-midi, deux agents de la police municipale viennent fermer le jardin public du bord de mer après avoir demandé aux personnes présentes de bien vouloir sortir.

    Ils remarquent aussi la présence de voitures dans le parking où des personnes semblent être en train de se disputer. Les individus semblent visiblement ivres et en train de consommer du paka. Les muto’i leur demandent de sortir.

    Mais T.H., 24 ans, ayant bu depuis la mi-journée et fumé deux pipettes de paka, n’a plus toute sa tête et ne compte pas se laisser faire.

    Alors qu’un muto’i est en train de calmer son frère, T.H. assène un coup de poing à l’œil du policier municipal qui, surpris par ce coup, quasiment par-derrière, s’écroule.

    Son collègue vient à sa rescousse et parvient, tant bien que mal, à maîtriser T.H. malgré les tentatives répétées de ce dernier pour le frapper. Il se calmera finalement à l’arrivée des gendarmes.

    Je ne me souviens de rien”, leur expliquera-t-il lors de sa garde à vue, et ne retrouvera pas plus la mémoire hier devant la juge.

    Il se retrouve penaud devant vous aujourd’hui car il n’avait pas compris ce qu’il avait fait”, a tenté de le défendre son avocate avant d’évoquer le parcours “sans repère, sans direction et sans amour” de ce garçon ayant perdu sa mère, avant d’être confié à une grand-mère par un père ayant refait sa vie.

    Sans réelle formation et ne vivant que de rares petits boulots, il a accepté la proposition des juges d’effectuer 180 heures de travaux d’intérêt général (TIG) accompagné d’une peine de six mois de prison avec sursis et l’obligation de suivre des soins pour mettre fin à son addiction au paka.

     

    F.C.

     

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