Frontera Azul, un film péruvien qui fait la part belle au fenua

    mercredi 3 août 2016

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    Tournage devant l’aéroport de Tahiti-Faa’a. À droite de l’image, Jonathan Gubbins croise un homme tatoué des pieds à la tête ; celui-ci lui confie un mystérieux morceau de tapa. (Photo : DR)


    Le parcours d’un surfeur professionnel à la recherche de la plus belle vague

     

    C’était il y a deux ans et demi. Les deux réalisateurs péruviens Tito Köster et Jorge Carmona étaient sous nos latitudes pour tourner une partie de leur film Frontera Azul.

    Un projet d’envergure qui aura demandé cinq années de travail et des voyages aux quatre coins du monde pour ces deux réalisateurs qui sont également les producteurs du film.

    Aujourd’hui, Frontera Azul est monté. Sa bande-annonce tourne sur Facebook et autant dire qu’elle fait la part belle à la Polynésie française.

    On y reconnaît, entre autres, la vague mythique de Teahupo’o, le marché de Papeete, les paysages paradisiaques du fenua, mais aussi Nicolas Arnould, un comédien qui roule sa bosse depuis un moment à Tahiti, et Heimiri Tinirau qui, pour un premier rôle au cinéma, offre une prestation remarquable.

    Derrière la caméra, une équipe locale constituée d’un ingénieur du son, d’un cadreur, d’une costumière, d’un accessoiriste décorateur et de Julien Pithois de Press Play Productions, pour coordonner le projet localement.

    Le fil conducteur du film est l’océan, qui connecte les différents endroits du globe entre eux. On suit Jonathan Gubbins, un surfeur professionnel péruvien, qui voyage à travers le monde à la recherche des meilleures vagues.

    Après quelques déambulations au Pérou, il atterrit ainsi à Bali en Indonésie, en Namibie, et bien sûr à Tahiti et à Moorea. Tout au long de son parcours, il rencontre des gens au destin particulier que le film nous permet d’entrevoir.

    Tous ont un lien avec l’océan. En Polynésie, on suit les tribulations d’un pêcheur (joué par Nicolas Arnould) qui tient également une roulotte le soir pour s’en sortir et dont la femme (jouée par Heimiri Tinirau) le trompe.

    Cette partie du film, tournée au fenua, est également un prétexte pour parler du choc des cultures ainsi que de la différence d’âge qui peut parfois poser problème dans les couples.

    Frontera Azul nous permet également de partir à la découverte de l’Alaska, point essentiel de ce voyage au fil de l’eau, puisqu’il marque l’origine des océans.

    Pour le moment, il n’est pas prévu que Frontera Azul voit le jour dans nos salles de cinéma, mais qui sait ? Si Pacific Films ou le Majestic tombent sur cette “perle” lors de leur sélection, on aura peut-être la chance de le voir diffusé sur nos écrans un jour…

    En attendant, il ne nous reste plus qu’à voir et revoir la bande-annonce.

     

    É.P.

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