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Une Fuckup Night pour « démythifier l’échec »

mardi 6 juin 2017

philippe lemonnier

En parallèle des TEDx Papeete, Philippe Lemonnier souhaite désormais développer les Fuckup Nights à Tahiti. Objectif : “démythifier la notion d’échec” et “libérer les potentiels”. (© archives LDT)


La première Fuckup Night de Papeete se tiendra demain soir, à La Villa Tahiti. Trois entrepreneurs du fenua raconteront comment ils ont échoué, raté, tout planté… Et comment ils s’en sont servis pour mieux rebondir. Objectif : montrer que “ce qui est important, c’est d’essayer”. “L’essentiel, c’est de se relever”, ajoute Philippe Lemonnier. Fondateur de l’entreprise Pacific Ventury, c’est lui qui organise l’événement sous licence internationale. Déjà père des TEDx Papeete, il souhaite “casser les codes pour libérer les potentiels”.

 

Vous organisez le premier événement Fuckup Nights de Papeete. Qu’est-ce que c’est ?

C’est un événement qui a été créé sous la licence internationale Fuckup Nights, un mouvement né au Mexique en 2012, et qui est devenu mondial.

“Fuck up”, ça veut dire “se planter”. C’est un peu provocateur, ça fait réagir, mais le but, c’est de parler de l’échec, un sujet qui n’est pas forcément facile, dans une ambiance agréable et légère. C’est pour cela qu’on organise la soirée de demain dans un bar.

L’idée, c’est donc de faire venir sur scène des gens qui ont lancé des projets ou des entreprises et qui se sont plantés. Ils viennent nous raconter leur histoire, nous expliquer ce qu’ils ont appris de leurs expériences et comment ils ont réussi, après cela, à avancer dans leurs différents projets.

 

À quoi ça sert de parler de ses échecs ?

Le but, c’est de démythifier un peu la notion d’échec, parce que dans notre culture, principalement française, l’échec n’est jamais évoqué. Soit on est parfaitement dans le succès, soit on est un “raté”.

Aux États-Unis, de plus en plus de gens prévoient une ligne dans leur CV pour montrer tout ce qu’ils ont raté. Alors qu’en France, si on faisait ça, on serait directement mis de côté. On n’a pas cette reconnaissance de la prise de risque.

Donc le but des Fuckup Nights, c’est de montrer que toute personne qui a réussi a aussi connu des échecs et que ce n’est pas grave. Quand on se plante, c’est qu’on a pris un risque, qu’on a parié, qu’on a raté, mais ce n’est pas grave. Ce qui est important, c’est d’essayer et l’essentiel, c’est de se relever. C’est là qu’on apprend le plus. Parce que lorsqu’on réussit, on ne se remet pas en cause.

 

Qui interviendra pour cette première édition polynésienne ?

On aura trois jeunes entrepreneurs du fenua, qui viendront nous dire ce qu’ils ont appris de leurs erreurs.

Les deux premiers sont dans le domaine des nouvelles technologies : l’un a mis en place une plateforme de gestion pour les professionnels de santé, l’autre travaille sur la domotique et les objets intelligents.

La troisième est dans le secteur du bien-être et des services d’amélioration du quotidien.

 

Vous vous adressez donc à un public de jeunes entrepreneurs ?

C’est ouvert à tout le monde, que ce soit des gens qui hésitent à créer leur entreprise par peur de l’échec ou des gens qui ont déjà de l’expérience et qui souhaitent participer…

À l’issue des interventions, il y aura une petite heure de networking où les gens pourront discuter et échanger autour d’un verre.

 

Vous organisez aussi les TEDx Papeete. À quand la prochaine édition ? Quelle est la différence avec les Fuckup Nights ?

A priori, la prochaine édition aura lieu à la fin de l’année. TEDx, c’est beaucoup plus général que les Fuckup Nights.

Il n’y a pas de thématique spécifique. C’est “comment on fait avancer le monde ?”, dans tous les domaines de la vie. Mais c’est effectivement un peu la même mouvance.

 

 

Pourquoi souhaitez-vous faire émerger ce type de plateformes d’expression aujourd’hui, au fenua ?

J’aime faire bouger les choses. Je pense qu’il y a beaucoup de potentiels au fenua et qu’il faut leur donner des plateformes qui sont un peu plus dans la mentalité de la nouvelle génération et qui sortent un peu du format traditionnel.

Pendant longtemps, on s’est limité au format conférences. Là, depuis un an ou deux, on sent qu’il y a des choses qui commencent à bouger au fenua. C’est par exemple ce que fait le Startup Club Tahiti au travers de ses “meetup”. Ça fait plaisir, il faut continuer, parce qu’à mon avis, plus on va casser les codes, mieux on va libérer les potentiels.

 

Propos recueillis par Marie Guitton

 

INFOS PRATIQUES

Fuckup Night Papeete

• Mercredi 7 juin, à partir de 18 heures à La Villa Tahiti
Une heure d’interventions suivie d’une heure d’échanges
Entrée libre
Inscriptions conseillées via la page Facebook Fuckup Nights Papeete

 

 

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