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Fusillade en Nouvelle-Calédonie – Un des meneurs de Saint-Louis tué

mardi 20 décembre 2016

Hier à Saint-Louis, la circulation n’a pas été perturbée durant la journée après la confirmation  de la mort de Ramon Noraro, soupçonné d’être le leader présumé  des échauffourées qui éclatent régulièrement aux abords de la tribu. (© LNC)

Hier à Saint-Louis, la circulation n’a pas été perturbée durant la journée après la confirmation de la mort de Ramon Noraro, soupçonné d’être le leader présumé des échauffourées qui éclatent régulièrement aux abords de la tribu. (© LNC)

 

 

Un homme considéré comme un meneur des exactions commises depuis fin octobre à la tribu de Saint-Louis, en périphérie de Nouméa, a été tué par balles hier dans une fusillade opposant deux groupes d’habitants rivaux, a annoncé le parquet.
Ramon Noraro, 34 ans, a été tué dans une fusillade hier, a annoncé le procureur, Alexis Bouroz, faisant état d’un “contexte de tension très important entre deux groupes d’individus”.

Un homme de 32 ans, connu pour des faits de violences aggravées, a par ailleurs été blessé aux jambes.

Selon le parquet, la fusillade est intervenue après l’admission à l’hôpital au milieu de la nuit de dimanche à lundi d’un mineur de 15 ans, activement recherché, “grièvement blessé au visage par une gerbe de plombs faisant redouter une cécité définitive”.
De source proche de l’enquête, le mineur blessé est le neveu de Ramon Noraro.

Les gendarmes qui se sont rendus sur place ont été victimes de tirs dont l’un a pénétré l’habitacle d’un véhicule blindé, sans faire de blessé.

L’homme soupçonné d’avoir tué Ramon Noraro “s’est livré après négociations”, a précisé le parquet. “Il s’agit d’un homme de 27 ans également connu de la justice et en état d’évasion depuis le 20 mai 2015”, a indiqué M. Bouroz.

De nombreuses auditions étaient en cours pour tenter de reconstituer le déroulement des faits.La semaine dernière, la gendarmerie avait lancé un appel à témoin pour retrouver Ramon Noraro, considéré comme “dangereux”, soupçonné de vouloir “tuer un gendarme” et d’être l’un des meneurs des troubles, qui se multiplient depuis fin octobre aux abords de cette communauté kanak de 1 400 habitants.

“C’est un nouvel épisode dramatique d’une série d’exactions (…)”, a déclaré Jean-Jacques Urvoas, ministre de la Justice, en marge d’une visite de cinq jours en Nouvelle-Calédonie qu’il a achevée hier. Indiquant que l’appel à témoins de la gendarmerie au sujet de Ramon Noraro n’avait suscité aucun signalement, il a pointé “une passivité de la population qui n’est pas acceptable pour que la justice puisse travailler”.

La poussée de fièvre à Saint-Louis a démarré le 29 octobre lorsqu’un gendarme a tué un jeune prisonnier en fuite alors qu’il fonçait sur un barrage au volant d’une camionnette. Le parquet a indiqué que le militaire “aurait agi en état de légitime défense” et une enquête préliminaire est en cours.

Au cours des incidents qui éclatent depuis régulièrement aux abords de Saint-Louis, une dizaine de gendarmes ont été blessés. Les forces de l’ordre sont systématiquement la cible de tirs, parfois de gros calibre, lors des interventions. Dans le cadre des enquêtes en cours, cinq personnes ont été incarcérées dont deux mineurs et six autres ont été placées sous contrôle judiciaire. 

 

AFP

 

 

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