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Gabilou à l’Olympia : que du bonheur !

mardi 18 avril 2017

gabilou

My way en final d’un show parfait. (© Philippe Binet/LDT)


Pari réussi pour John Gabilou. Le crooner polynésien a donné un grand spectacle sur la mythique scène de l’Olympia, à Paris, dimanche dernier. Une scène qu’il avait déjà foulée dans les années 1970, alors qu’il chantait en première partie de Charles Aznavour. Plusieurs centaines de fans ravis ont partagé son rêve pendant 2 h 30.

Gabilou a réussi son pari : chanter un jour sur la scène de l’Olympia, le music-hall qui a reçu les plus grands interprètes comme Brel, Aznavour ou Bécaud. Un beau triomphe aussi avec une salle tout acquise à son chanteur et qui l’a accompagné avec émotion et enthousiasme durant trois heures.

“En venant ici, j’ai voulu démontrer qu’à Tahiti, on pouvait aussi faire un spectacle comme en France”, a lancé Gabilou dès son entrée en scène, avant de dérouler plus d’une trentaine de chansons en non-stop.

Dans la salle, le Pacifique avait répondu présent : Polynésiens, Calédoniens et Wallisiens, souvent en chemises ou robes à fleurs, couronnes en tête et aussi de nombreux métropolitains nostalgiques. Il y avait même trois Réunionnaises, venues exprès acclamer leur idole.

Autrement dit, une famille de près de mille six cents membres à laquelle Gabilou s’est paternellement adressé entre deux chansons avec des anecdotes par ci, par là. Et faisant allusion à l’actualité électorale, il s’amuse à dire que le meilleur président, c’est lui !

En chemise à fleurs, Gabilou lance Iaorana manava e maeva, tandis que le groupe de danse de Moeata l’entoure sur scène et qu’une ovation de toute la salle crée déjà l’ambiance.

 

Des grands succès revisités

 

Il revisite aussi ses grands succès, y compris ceux de Chuck Berry ou d’Elvis Presley qu’il a souvent interprétés, avant ceux que tous attendaient, comme le célèbre Fakateretere ou encore Bora Bora chanté avec Hianau – avant la chanson éponyme.

Cette fois, en costume blanc immaculé, Gabilou tire encore les larmes aux yeux avec Nouvelle-Calédonie et une chanson en wallisien.

D’autres surprises suivent : un duo avec Tapuarii et un autre, très romantique avec Moeata. Celle-ci qui a mis toute son énergie et son savoir-faire pour lancer sur cette impressionnante scène une troupe qui présente quinze tableaux et autant de costumes originaux, “spécial Olympia”, comme elle s’en amuse.

Émotion encore, lorsque Gabilou interprète Humanahum, cette chanson qui lui a valu la troisième place à l’Eurovison de 1981.

La France n’a d’ailleurs rien fait de mieux depuis. Dans la salle, il y a l’auteur que Gabilou fait monter sur scène, Jean-Paul Cara. Celui qui a cru en ce Polynésien et qui depuis, garde un attachement très fort au fenua.

L’ami Iglesias ne sera pas oublié non plus, avec un superbe Ave Maria et après un petit clin d’œil bringue aux gars de la marine, la banane et autres chevaliers de la table ronde, Gabilou met un point final avec le grand succès de Claude François, My Way. Il n’y a pas de bis, mais une grande photo de famille toute simple, qui réunit Moeata, les musiciens, les danseurs, Jean-Paul Cara et Théo Sulpice.

Gabilou voulait l’Olympia, il l’a eue. Il se peut qu’il y revienne pour de nouveau partager ce bonheur à la polynésienne qu’il a offert en ce jour de Pâques.

 

De notre correspondant Ph. Binet

 

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