Galerie Winkler – HTJ : in surf he trusts

    mardi 17 novembre 2015

    Il est l’E.T. du street art. HTJ alias Hell Ton John (son prénom), 31 ans, surfe sur la vague de l’art contemporain, comme un Kelly Slater alias E.T., sur le championnat du monde de surf, avec aisance et simplicité. Tout en consommant peut-être plus de planches que E.T., sans doute.
    Quarante-quatre pièces composent cette nouvelle exposition d’HTJ à la galerie Winkler, visibles jusqu’au 24 novembre. Entre 20 et 25 de ces pièces sont composées de planches ou morceaux de planche de surf. C’est, sans aucun doute, le thème central de l’exposition, un support qu’il connaît bien – lui-même surfeur – et qu’il maîtrise car de prédilection.
    “C’est un support que je travaille seul, le reste de ce que je fais est sur commande”, a précisé John. En effet, on retrouve son travail d’artiste mais aussi de graphiste sur de nombreux logos, des affiches de cinéma, des fresques sur des murs, mais ce qu’il aime, c’est les planches.
    “C’est une démarche personnelle de création, j’espère que cela plaît. Une partie des planches que j’utilise est recyclée car elles ont déjà vécu, d’autres sont de la matière brute qui sert à leur fabrication. Je ne sais pas combien j’en utilise, j’en trouve parfois sur les plages. Je suis preneur de tout morceau”, a précisé l’artiste, après le vernissage de son expo qui a eu lieu jeudi dernier.
    C’est sa sixième exposition solo à la galerie Winkler, mais déjà sa dizaine en tout. Cela fait dix ans maintenant que HTJ comble les yeux des amateurs, mais là, son travail sur ses planches est de plus en plus abouti. Creusées, tailladées, incrustées, coupées, redécoupées, tant il est parfois difficile de reconnaître une planche de surf. Souvent, un ou plusieurs ti’i viennent habiller ces planches relookées.
    Mais qui a-t-il après ? “On peut aller plus loin encore, avec des incrustations, de la lumière, je n’ai pas fini avec ça”, lâche l’artiste. Il expose une fois par an et aspire à s’exporter maintenant. Rien de concret, juste de “petits projets en sous-marin”, a-t-il confié.
    Il y a aussi quelques projets de fresques en ce moment, dans les tiroirs, avant de finir sur les murs. HTJ vient de terminer un mur de l’immeuble du Ia Mana te nunaa. Plus que jamais, avec les heures sombres que vient de connaître l’humanité avec les attentats de Paris, “le pouvoir au peuple”… de l’art.

    Christophe Cozette

    HTJ à la galerie Winkler jusqu’au 24 novembre. Entrée libre.

     

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