Habillage fond de site

Gaston Flosse dit avoir trouvé un investisseur :  »Nous avons désormais les moyens pour le Mahana Beach »

samedi 13 janvier 2018

Gaston Flosse, président du Tahoera'a Huiratira'a, a été reçu samedi au retour de son déplacement à Abu Dhabi, par des proches, et des membres de son parti. (© Désiré Teivao)

Gaston Flosse, président du Tahoera’a Huiratira’a, a été reçu samedi au retour de son déplacement à Abu Dhabi, par des proches, et des membres de son parti. (© Désiré Teivao)


Gaston Flosse, président du Tahoera’a Huiratira’a, est revenu samedi de son déplacement à Abu Dhabi, aux Émirats arabes unis. Sur place, le vieux lion a pu s’entretenir avec le PDG d’une importante société. On n’en saura pas plus. Ensemble, les deux hommes auraient abordé divers projets de développement pour le fenua, dont notamment le Mahana Beach. L’ancien président du pays affirme que cet investisseur providentiel serait prêt à financer les projets du parti orange, et « attend juste la victoire du Tahoera’a aux prochaines élections territoriales ».

 

Vous affirmez avoir rencontré lors de votre voyage un potentiel investisseur pour les grands projets du Pays…

Oui, effectivement. Sur place j’ai été très bien reçu par le PDG d’une importante société, qui pèse plusieurs mille milliards de dollars. Pendant trois jours, nous avons discuté, et nous avons notamment abordé le développement de la Polynésie française. Et il m’a affirmé qu’il était prêt à nous aider financièrement pour le développement du Pays. Il m’a dit « dis-moi ce dont tu as besoin, et tu l’auras ». Que ce soit pour des investissements publics, ou des investissements privés.

 

Pour les investissements publics, votre investisseur devra forcément passer par des appels d’offres du gouvernement d’Édouard Fritch et non pas par vous directement. Le gouvernement a par ailleurs émis des réserves sur votre démarche, et a indiqué qu’il y a des procédures à suivre. Que leur répondez-vous ?

Le gouvernement aurait déjà pu bénéficier de son aide en 2016. Ce monsieur avait adressé une lettre à Édouard Fritch le 8 mai 2016. Et le président du Pays lui a répondu que son agenda était trop chargé pour pouvoir discuter avec lui mais qu’il ferait en sorte de se libérer pour le voir. Donc, le PDG a envoyé un de ses collaborateurs. Il attendra pendant un mois, sans aucune réponse de Mr Fritch. Le PDG de la société l’a pris comme une insulte vis-à-vis de sa personne. Et je crois que Mr Fritch n’est pas prêt de le revoir, ce qui est dommage pour le développement de notre Pays. Car nous aurions pu commencer déjà quelque chose de sérieux et d’important.

 

Le gouvernement a confirmé dernièrement qu’aucun investisseur d’Abu Dhabi ne s’était positionné sur les appels d’offres publics…

J’ai toutes les lettres que le PDG de cette société à écrit à Édouard Fritch, et j’ai aussi sa réponse. Donc, ils ne peuvent pas affirmer le contraire.

 

Quel est son intérêt à investir en Polynésie française ?

Il ne m’a pas précisé le fond de sa pensée sur cette question. Mais s’il est prêt à mettre autant d’argent sur la table c’est qu’il voit un potentiel ici sur notre fenua. Mais ce que je retiens aussi de mon entretien avec lui, c’est qu’il n’était pas seulement question d’argent, et de faire de l’argent sur le dos de notre population. Par contre, il veut vraiment nous aider à développer notre Pays. Et il se tient à notre disposition.

 

Quelles sont les garanties qu’il vous aurait fournies ?

Je n’ai plus tous les chiffres en tête. Mais nous avons signé un document avec tous les détails des plans de financement pour tous les projets que nous lui avons soumis.

 

Le projet du Mahana Beach y figurait aussi ?

Évidemment, et plus que jamais. Nous avons désormais les moyens de construire ce Mahana Beach. Nous avons obtenu des avantages autres et meilleurs. Et il a accepté toutes nos demandes. Et je ne pensais pas ressortir de nos discussions avec l’esprit autant apaisé et serein. Nous avons signé un protocole d’accord, et il attend juste que le Tahoera’a Huira’atira remporte les élections, et commence ainsi à travailler avec son gouvernement.

 

Cet investisseur va-t-il participer d’une quelconque façon à votre campagne, pour les élections territoriales ?

Non , surtout pas. Je ne veux pas qu’il se mêle de la campagne électorale. Mais il a très bien compris qu’avant tout il y a 55 000 Polynésiens au chômage. Qu’il y a 73 000 personnes qui sont au RST et qui n’ont même pas les moyens de se payer un médecin. Et qu’il y 150 000 personnes qui vivent aujourd’hui sous le seuil de pauvreté. Depuis dix ans, la situation n’a pas arrêté de se dégrader et ce monsieur est très sensible à ces questions.

 

En cas de mauvais résultats du Tahoera’a aux territoriales, cet investisseur acceptera-t-il de travailler avec les futurs élus autre que ceux de votre parti ?

Effectivement, il a confiance en moi et en mon parti. Il a beaucoup apprécié ma visite chez lui, et comme je l’ai dit précédemment, il a été très déçu du comportement d’Édouard Fritch. Donc quand vous lui demandez à qui va sa confiance, vous connaissez sa réponse.

 

Pour les élections territoriales d’ailleurs, est-ce-que votre liste est arrêtée ?

Non pas encore. Nous avons prévu déjà une réunion cet après-midi (samedi après-midi) avec les membres du Tahoeraa. Vous en saurez plus dans les prochains jours.

Propos recueillis par Désiré Teivao

Désiré Teivao
0
0
0

Pavé PI

Edition abonnés
Le vote

Retraites : Selon-vous, la réforme de la Protection sociale généralisée est-elle nécessaire, même si cela suppose des efforts de tous pour la survie du système ?

Loading ... Loading ...
www.my-meteo.fr
Météo Tahiti Papeete