Gaz de Tahiti débouté et condamné ce matin

mardi 19 mai 2015

Ce matin le juge des référés a rendu son jugement concernant le référé déposé par la direction de Gaz de Tahiti contre les syndicats CSIP et l’’Union des travailleurs des hydrocarbures de Polynésie (UTHP) pour refus de négociations pendant et après le préavis de grève. Le juge des référés constate l’absence de dommages imminents et de troubles manifestement illicites. Il confirme par ailleurs qu’il n’y avait pas lieu à saisir sa juridiction dans ce dossier. Le juge condamne la société Gaz de Tahiti à payer la somme de 150 000 Fcfp au titre de l’article 407 à la CSIP et à l’UTHP.
La grève qui paralyse la production et la livraison des bouteilles de gaz depuis le mercredi 6 mai impacte directement les îles depuis samedi dernier avec l’épuisement des stocks disponibles sur le site de Motu Uta. L’économie pourrait également souffrir de ce conflit puisque l’approvisionnement des commerces de restauration est également interrompu depuis le week-end dernier. Comme lors de la grève dans les hydrocarbures en janvier, le haut-commissaire pourrait être appelé à effectuer des réquisitions pour maintenir l’approvisionnement de certaines structures indispensables à la sécurité de la population.

Pascal Martin 

Lire ci-dessous le communiqué de la société Gaz de Tahiti

APRP : 30 % des salariés en grève

Hier matin a débuté un mouvement de grève au sein de l’APRP (atelier pour la réinsertion professionnelle des personnes handicapées), situé dans la vallée de Titioro. Le mouvement mené par la CSIP et la CSTP/FO entend protester contre le plan social décidé par la direction pour sauver l’entreprise qui emploie six salariés non vulnérables qui encadrent 18 travailleurs handicapés salariés et 10 stagiaires handicapés.
Ce plan social est une question de survie pour la directrice de l’APRP, Candice Simier : “Nous devons réagir pour éviter la disparition de l’entreprise et surtout pour sauver les emplois réservés aux personnes handicapées.” En effet, seuls les salariés encadrants seront concernés par le plan social, qui est, selon Candice Simier, la conséquence “d’un contexte conjoncturel social et économique difficile qui n’a pas épargné l’entreprise”. À ce constat, il faut ajouter la baisse constante des subventions, quand celles-ci ne sont pas versées avec une année de retard.
À la fin de l’année dernière, le tribunal de commerce a été informé par le commissaire aux comptes que la société était placée sous procédure d’alerte. Candice Simier confirme que cela place l’APRP en situation de cessation de paiement “dans la mesure où il nous est impossible d’assurer le paiement des 30 millions de francs de créances exigibles avec l’actif disponible”. 
À noter que le plan social, s’il est activé, nécessite une provision non négligeable qui, compte tenu des réserves émises par les banques, risque de ne pas être financé. Si tel était le cas, cela sonnerait le glas de l’APRP qui serait placé en position de liquidation judiciaire avec une fermeture pure et simple à l’issue de la procédure.

CHPF : le calme avant la tempête ?

Rien de nouveau du côté du conflit qui paralyse le fonctionnement du service de radiologie du centre hospitalier de la Polynésie française (CHPF). Face à l’intransigeance de la direction, et du ministre de tutelle, les syndicats ont décidé d’envoyer la semaine dernière une lettre ouverte au président du gouvernement, Édouard Fritch, pour l’informer des dysfonctionnements relevés au sein de l’hôpital. Le mouvement de grève pourrait se transformer en grève générale dans le cas où cette lettre ouverte ne permettait pas de rétablir un dialogue entre les parties. C’est donc une veillée d’armes au CHPF avant une possible déclaration d’hostilités.

Dépêche de Tahiti : signature d’un protocole d’accord

La direction et le syndicat CSIP ont signé hier soir un protocole d’accord qui permet ainsi d’éviter la grève à La Dépêche de Tahiti.

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