Gaz de Tahiti : la CSIP pourrait porter plainte pour “mise en danger de la vie d’autrui”

jeudi 21 mai 2015

Depuis la décision du juge des référés mardi matin, précisant que dans le dossier du conflit à Gaz de Tahiti “il n’y avait pas de dommages imminents ni de troubles manifestement illicites”, les négociations avaient débuté l’après-midi même. Mais sans aboutir.
Mercredi matin, les deux parties étaient de nouveau réunies à la table des négociations pour tenter de trouver une issue au conflit qui achoppe pour l’instant sur le calcul des indemnités de départ à la retraite avec une interprétation des textes qui diverge entre celle de la direction et celle des syndicats CSIP et UTHP.
En ce qui concerne la revalorisation de la grille salariale, la CSIP confirme que “la direction consentait à une augmentation des salaires de 2 % à condition que les autres revendications soient retirées des discussions ce qui était totalement inacceptable pour nous”. La revalorisation de la grille salariale a déjà fait l’objet d’un accord en septembre 2014.

Conditions de sécurité non respectées

Le syndicat dénonce un problème de sécurité sur le carrousel : “La direction fait travailler des personnes qui n’ont pas les qualifications pour faire fonctionner le carrousel en toute sécurité. Cela peut provoquer des problèmes au niveau du remplissage des bouteilles et notamment au niveau de la tare à respecter. Si celle-ci est minorée, c’est le client qui paye pour un contenu qui n’est pas au rendez-vous et la sécurité n’est pas engagée ; mais si la tare est dépassée, cela peut avoir de graves conséquences sur la pression du gaz à l’intérieur de la bouteille. Il existe des sécurités sur le carrousel qui font que, lorsque le robinet d’une bouteille est ouvert, celle-ci est éjectée de la chaîne et ne peut être remplie. Le manque de personnel qualifié à cause de la grève pourrait entraîner des dysfonctionnements au niveau du carrousel avec de graves conséquences sur la sécurité. À ce titre, la CSIP se réserve le droit de porter plainte pour non-respect du process de sécurité et mise en danger de la vie d’autrui.”

Le bras de fer se poursuit, la population s’inquiète

Si le bras de fer continue entre les syndicats et la direction, le dialogue n’est toutefois pas rompu, mais la perspective d’une sortie de grève rapide est, pour l’instant, bien fragile.
La population, quant à elle, s’inquiète de la situation puisque le numéro d’appel de Gaz de Tahiti, le 40.508.400, est submergé par une centaine d’appels quotidiens de personnes qui souhaitent connaître l’adresse des dépôts de gaz susceptibles d’avoir encore un stock
disponible.
Hier, Gaz de Tahiti a donné la priorité de livraison aux îles situées dans les Tuamotu-Gambier compte tenu de la faible rotation des navires assurant l’approvisionnement de ces îles. Avec une production journalière d’environ 1 000 bouteilles, contre plus de 3 000 habituellement, il est certain que Gaz de Tahiti ne pourra satisfaire toute la demande et que des choix seront faits selon les priorités.

Pascal Martin

 

Jean-Christophe Bouissou, porte-parole du gouvernement : « Nous espérons qu’il n’y a pas autre chose derrière »

Comment expliquez-vous la multiplication des grèves ces dernières semaines ?
“C’est vrai que nous constatons une concentration de mouvements de grève dans notre pays depuis un certain nombre de semaines, voire de mois. Nous ne voulons pas voir autre chose qu’une application des centrales syndicales dans la défense des intérêts des travailleurs. C’est vrai qu’il y a certainement des élections de représentativité des syndicats qui se profilent et qui font que c’est un peu la course au syndicat qui sera le plus présent sur la scène syndicale et des revendications. Cela me donne l’occasion de faire un appel aux responsables syndicaux sur la nécessaire stabilité économique et sociale que le Pays doit garantir pour permettre son développement. S’il y a des problématiques liées à la situation des travailleurs, nous pouvons comprendre qu’il y ait des revendications qui soient émises, c’est prévu par la Constitution, c’est un droit fondamental. Mais nous espérons qu’il n’y a pas autre chose derrière.”

Propos recueillis par F.C.

 

lina 2015-05-29 16:20:00
@sebastien tu connais la bouilloire, ça sert à chauffer l''eau, moi aussi j''ai un bébé, je trouve pas que ce soit compliqué
sebastien 2015-05-22 17:11:00
FAIT CHIER votre greve a la con

on lave nos bebe a l'eau froid
c'est minable et ne vous grandi pas
vous avez une responsabilité en vers la population bande de cons
Pito 2015-05-21 17:38:00
La justice doit intervenir pour garantir un service minimum de livraison du gaz, il faut respecter le peuple. Les patron des syndicats sont des incompétents notoires payé par des fonds dont on ne sait d'où vient l'argent, Naiki a raison.
NAIKI 2015-05-21 17:30:00
Pour ceux qui ne savent pas comment ça se passe en Polynésie j'explique:
Gastounet est faché parceque la Justice lui a confisqué son hochet alors du coup il a rappeller ces petit camarades ex-employé fictif (mais payé pas fictivement croyez moi) , responsable syndicaux de leurs état, histoire de secoué un peu le cocotier dans le but de se présenter comme le sauveur dans pas longtemps.
Vous avez compris.
Dommage.
Suivez bien le mouvement vous verrez par vous meme.
      Edition abonnés
      Le vote

      Le Kitesurf :

      Loading ... Loading ...
      www.my-meteo.fr
      Météo Tahiti Papeete