George Pau-Langevin : « Travail, écoute et respect» avec la Polynésie

    lundi 9 mars 2015

    La ministre des Outremer George Pau-Langevin, se pose ce matin en Polynésie française pour une visite de trois jours. Elle a répondu aux questions de la Dépêche de Tahiti avant son départ. Ce matin, elle signe le contrat de projets à la Présidence et parle sans détour des conditions demandées pour le retour du financement d’une partie du RST par l’Etat.
     
    Extrait de l’interview ici à lire dans son intégralité dans notre édition papier de ce lundi 9 mars :
     
    Une convention entre l’Etat et le Pays est en cours de signature pour le retour de l’Etat dans le financement du RST. Cette convention court sur trois ans. Sera-t-elle reconductible ? Un Etat qui peine à réformer sa protection sociale est-il légitime pour demander à une collectivité locale de le faire ?
    « On peut aussi se demander si une collectivité locale peut éviter toute réforme quand l’Etat met en œuvre un plan d’économies de 6.000 milliards de francs qui concerne l’ensemble des politiques publiques, nationales et locales. Cette convention est le pendant d’un retour de l’Etat dans ce domaine. Dans un contexte de contrainte budgétaire, l’Etat a décidé qu’il fallait assurer la pérennité du RST. Depuis plusieurs mois nous travaillons avec le Président FRITCH et avec les députés Maina SAGE et Jean-Paul TUAIVA, et je crois que nous sommes parvenus à un résultat mutuellement satisfaisant. C’est d’ailleurs la méthode que nous mettons en œuvre avec le Gouvernement dans tous les domaines : travail, écoute et respect. Et ce souci est réciproque. »

    Une proposition de résolution sur le nucléaire a été adoptée en fin d’année dernière dans des conditions particulières. Souhaitez-vous désormais que le texte arrive dans les chambres parlementaires françaises ?
    « Je crois qu’il faut dépassionner le débat. La résolution adoptée me semble poser quelques problèmes de fond. Je crois plutôt nécessaire de mettre en place un dialogue apaisé et serein, qui ne soit pas captif des calculs politiques de certains. »

    Des modifications du statut sont à l’étude de la part d’un groupe politique à l’assemblée de Polynésie française. Certaines demandes concernent les compétences de l’Etat (justice notamment) alors que d’autres viennent modifier des points clefs de l’organisation de l’assemblée. Qu’en pensez-vous ?
    « Sans entrer dans les détails de ce qui est à ce stade, sauf erreur de ma part, une motion de l’Assemblée de Polynésie française sur laquelle nous n’avons pas été officiellement saisis, je veux exprimer une position de principe : le gouvernement est ouvert à toutes les propositions que peuvent formuler les élus, ici comme dans tous les Outre-mer d’ailleurs. Il faut cependant trois préalables. Le premier, c’est le respect de la Constitution. Le deuxième, c’est que ces propositions doivent être, autant que possible, le résultat d’un consensus local ou, en tout cas, de l’expression d’une large majorité des élus. Et le troisième, c’est bien entendu le consentement des populations. Dans ce cadre, tout peut se discuter. Je sais que plusieurs sujets ont émergé ces dernières semaines. Il y a des demandes de toilettages du statut sur lesquelles nous sommes tout à fait prêts à discuter et travailler, comme nous le faisons dans d’autres territoires. Il y a aussi, comme vous l’avez relevé, des propositions d’évolutions plus marquées, dont je note qu’elles ne figuraient pas dans le programme politique qui a obtenu une majorité des suffrages lors des dernières élections. »
     
     Sauf retombées financières historiques, toutes les communes de Polynésie française ne pourront répondre aux obligations du CGCT sur l’eau, l’assainissement et les déchets, même en ayant reporté son application. N’est-il pas temps d’adapter le CGCT aux spécificités de ce territoire ?
    « C’est fait ! Grâce au travail que nous avons effectué avec les parlementaires, nous avons obtenu qu’un délai supplémentaire soit accordé aux communes polynésiennes pour satisfaire aux obligations qui leur incombent. Nous avons désormais le temps de préparer cette mise à niveau dans un calendrier qui ne mettra pas les communes en situation délicate. »
     
    Voir ci-dessous en pièce jointe le programme détaillé de la ministre des Outre-mer en Polynésie :

     

    Le président de "la Polynésie française", des françaises et des français René, Georges, HOFFER 2015-03-09 12:49:00
    Si quelqu'un veut rappeler à la sous-ministre de l'Intérieur Georges PAU-LANGEVIN la malédiction des XPF à laquelle elle m'a répondu le 34 janvier 2003, c'est le moment... avant qu'elle ne soit "immergée" hohohohohohohohoho
    Voici sa lettre : https://www.facebook.com/photo.php?fbid=10203478448712640&set=a.10200112220079028.1073741826.1556119077&type=1
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