Habillage fond de site

Gérald Darmanin a reçu trois des parlementaires locaux

mardi 31 juillet 2018

parlementaire darmanin

Lana Tetuanui, Maina Sage et Nicole Sanquer sont revenues, au cours d’un entretien avec Gérald Darmanin au haut-commissariat, sur quelques-uns des sujets qui ont dominé la visite ministérielle. (© Caroline Perdrix)


Le ministre de l’Action et des Comptes publics, Gérald Darmanin, s’est entretenu hier matin avec la sénatrice Lana Tetuanui et les députées Maina Sage et Nicole Sanquer durant une heure. L’autre sénateur local, Nuihau Laurey, était absent de Tahiti, et Moetai Brotherson avait repris l’avion pour Paris dimanche dernier. Lana Tetaunui est revenue sur la teneur de l’entretien.

Quels sont les sujets que vous avez abordés avec Gérald Darmanin ?

Nous voulions saluer la venue de l’argentier de l’État. Il est important que les ministres de la République viennent se rendre compte eux-mêmes de la spécificité de la Polynésie française. Nous avons bien sûr parlé de défiscalisation, outil très important pour le développement économique.

Nous accueillons avec beaucoup d’enthousiasme sa réponse sur le financement de l’État de notre câble. Il a bien compris, vu l’étendue du territoire, que beaucoup de sujets sont liés à la fibre optique.

On a parlé de la continuité territoriale. Tous les parlementaires ce matin ont été très fermes : que l’État finance la continuité intérieure ici en Polynésie française.

Nous avons parlé aussi des finances, finances du Pays, notre dotation globale d’autonomie et le 3e instrument financier et toutes les conventions qui lient la collectivité et l’État, et les finances de nos communes, puisque ce sont nos relais dans les archipels, aussi bien de l’État que de la Polynésie française. La fameuse dotation globale de fonctionnement de nos communes polynésiennes, vous le savez, c’est un sujet très cher à mon cœur.

 

Avez-vous évoqué le problème de la mobilité des fonctionnaires ?

Nous avons beaucoup défendu la cause de nos enfants polynésiens. Nous avions réussi à faire inscrire dans la loi sur l’égalité réelle des outre-mer un article qui dit que la priorité doit être donnée aux enfants du fenua. Le politique a donné ses directives, mais le problème aujourd’hui c’est que ceux qui doivent appliquer nos directives font comme ils veulent.

Il y a, dans certains services de l’État, des “deals” entre certains fonctionnaires qui, sachant qu’il y aura des postes vacants, appellent des amis : “Vous ne voulez pas venir en Polynésie ?” Résultat des courses : les enfants polynésiens, à diplôme et à compétences égales, restent sur le carreau.

 

Quelles réponses vous a apportées le ministre ?

Nous avons de bonnes relations avec le gouvernement central, nous sommes bien reçus dans les cabinets ministériels. Nous sommes convaincus que le ministre Darmanin a bien compris que nous défendons une cause juste.

En tout cas, mon petit flair de politicienne me dit que nous allons être entendus. C’est le rôle que nous avons, et nous l’avons bien rempli à Paris. Nous allons surveiller la loi de finances (le budget national 2019, NDLR) qui arrive à grands pas. Nous serons très, très vigilants.

 

Avez-vous évoqué le problème des retards de versements de l’État ?

Bien sûr, malheureusement. Bien sûr que nous scrutons toutes les lignes budgétaires !

 

En termes de défiscalisation, quels sont les gros dossiers ?

Il y a un peu de tout, ATN,la flottille de pêche aussi (lire ici). Bien sûr, comme nous l’avons dit au ministre, les errements du passé ne doivent pas pénaliser les nouveaux projets innovants et pourvoyeurs d’emplois. Je pense que nous avons réussi à le convaincre. Nous lui avons dit qu’aujourd’hui nous avions une stabilité politique, qu’il a en face de lui des gens qui sont mûrs, qui présentent des dossiers bien ficelés. Vous ne pouvez pas avoir meilleur élève en outre-mer que la Polynésie aujourd’hui.

 

Avez-vous évoqué la visite du président de la République, Emmanuel Macron, l’année prochaine ?

Bien sûr nous avons évoqué la venue du président de la République, mais vous savez aussi que pour le bon fonctionnement de l’État, il va falloir qu’il règle tous ces petits soucis que nous avons avant que le président Macron n’arrive chez nous.

 

Si vous pouviez choisir un ministre à faire venir en Polynésie ?

Pour la sénatrice que je suis, ça serait le Premier ministre lui-même.

 

Propos recueillis par C.P.

 

 

0
0
0

Pavé PI

Edition abonnés
Le vote

Retraites : Selon-vous, la réforme de la Protection sociale généralisée est-elle nécessaire, même si cela suppose des efforts de tous pour la survie du système ?

Loading ... Loading ...
www.my-meteo.fr
Météo Tahiti Papeete