Gérard Larcher, un bon vivant fin connaisseur du Sénat

    mardi 30 septembre 2014

    Sénateur UMP des Yvelines et ex-ministre du Travail, Gérard Larcher, 65 ans, vainqueur mardi d’une primaire UMP qui lui ouvre la présidence du Sénat, est un bon vivant qui connaît parfaitement les arcanes de la Haute Assemblée.
    Cet homme de réseaux tissait sa toile depuis février : pas un jour sans retrouver des élus locaux ou rencontrer un de ses collègues de la majorité ou de l’opposition. Parallèlement, il a veillé à chaque investiture de son parti aux sénatoriales, sans négliger le moindre accord local avec ses alliés centristes.
    Il n’insulte jamais l’avenir. Ainsi en 1995, au plus fort de l’affrontement Balladur-Chirac, il préside, dans sa permanence de Rambouillet, le comité de soutien à Édouard Balladur tandis que son épouse, dans les mêmes locaux, préside celui de Jacques Chirac… 
    « Ce n’est pas pour les ors du palais » qu’il brigue le « plateau », « tout ceux qui me connaissent savent que j’y suis indifférent ». « C’est parce que je suis atterré par ce qu’est devenu le Sénat : avec Jean-Pierre Bel (le président socialiste sortant) et sa majorité, le Sénat était un bateau en panne », souligne ce bon vivant, amateur de bonne chère, de bons vins, de chevaux et de chasse. 
    Vétérinaire spécialisé dans les chevaux, un métier qu’il exercera 14 ans, il débute sa carrière à Rambouillet (Yvelines), son fief politique. De 1974 à 1979, il est vétérinaire de l’équipe de France de sports équestres, victorieuse aux Jeux olympiques de Montréal en 1976. Il a d’ailleurs co-signé avec Yann Arthus-Bertrand un album de photos d’animaux de ferme.
    Plus anecdotique, « il fut couronné ‘bébé Blédine’ avant de savoir marcher », indique une biographie de ce Normand né le 14 septembre 1949 à Flers (Orne). « J’avais déjà bon appétit », plaisante-t-il.
    Il s’engage chez les jeunes gaullistes en 1966 au lycée « par admiration pour le général de Gaulle » et « par influence familiale ». Son père fut longtemps maire d’un village de l’Orne.
    Il rejoint en 1976 le RPR, où il gravit tous les échelons : il intègre le bureau politique (1995-1998), puis le comité politique de ce parti, où il est longtemps proche de Charles Pasqua.
     

    « Bien dans toutes les églises »

     
    A Rambouillet, il succède en 1983 à la mairie à Jacqueline Thome-Patenôtre, l’une des rares femmes ministres de la IVe République. Il a renoncé à ce mandat en mars.
    Beaucoup évoquent une appartenance de cet homme de réseaux à la franc-maçonnerie, ce qu’il nie. Baptisé catholique, il se convertit au protestantisme par amour pour sa seconde épouse. « Je me sens bien dans toutes les églises, je rêve d’un courant transchrétien », explique-t-il à l’AFP.
    En 1986, à 36 ans, il remporte le siège des Yvelines. Réélu en 1995, il est vice-président du Sénat de 1997 à 2001, puis président de la commission des affaires économiques (2001-2004).
    Il devient ministre du Travail dans le gouvernement Raffarin III (2004-2005) puis Villepin (2005-2007), où il acquiert la réputation de savoir écouter.  C’est « un vrai républicain, amical et convivial », souligne le président du groupe écologiste au Sénat, Jean-Vincent Placé. Ces qualités font merveille et lui attirent le respect des partenaires sociaux.
    Après cette parenthèse ministérielle, il revient au palais du Luxembourg en 2007. En 2008, il s’oppose déjà à Jean-Pierre Raffarin pour le « plateau », qu’il bat là aussi dès le premier tour de la primaire. « Gérard Larcher est une personnalité estimable. Il a déjà assumé la responsabilité du Sénat, faisant bien son travail », reconnaît M. Raffarin.
    Depuis son retour rue de Vaugirard, il a été sur tous les fronts: président de la commission spéciale sur la loi de modernisation de l’économie, coprésident d’une mission sur la flexi-sécurité pour l’UE…

    AFP

    ANCOR 2014-09-30 18:24:00
    Il eut été inconcevable, anti républicain, voir insultant pour NOTRE PEUPLE que les Maires de nos villes, ceux qui sont les plus à l'écoute de celui-ci , puissent élire pour un poste représentatif, tout en HAUT de notre République, un ignoble individu qui osa le qualifier de manière aussi discriminatoire, remplie de dédain et de dégout: "de PEUPLE d'EN BAS...!". Nous n'avons pas oublier et nos Maires aussi...! Merci à tous ceux qui sont s'en souvenus et qui ont vengé l'HONNEUR du PEUPLE FRANCAIS...!
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