Gerry Picard rêve d’un orchestre symphonique pour No ‘oe

    mardi 20 décembre 2016

    bizou d'amour

    Un orchestre symphonique intégrant la basse tura, le vivo et le ukulele. C’est le rêve de Gerry Picard pour sa chanson. (© Anne-Charlotte Bouleau)

     

     

    Gerry Picard, résident de Taravao et agent d’éducation à l’internat du lycée polyvalent de Taiarapu Nui, est plus connu sous son nom d’artiste, Bizou d’Amour. Après deux albums, Qui suis-je et Freedom, sortis en 2006 et en 2009, un troisième opus serait en cours de préparation, mais c’est un projet d’une tout autre ampleur qui anime l’auteur-compositeur.

    La semaine dernière, il a lancé un appel, via Facebook, pour permettre à l’une de ses chansons, No ‘oe – Pour toi, en français – de dépasser les frontières du fenua. “C’est mon plus gros projet, par rapport à l’œuvre que je souhaite mettre en place”, confie-t-il, avant de revenir sur la genèse de ce morceau.

    “Dans ce texte, qui repose sur le développement durable, je m’adresse aux peuples et à la jeunesse, d’ici et du monde entier, pour leur dire : regardez ce qui se passe autour de nous. Et maintenant que vous avez observé, levez-vous et dites ce que vous pensez, dans le sens où chacun doit y mettre du sien”, précise l’artiste, habitué à chanter avec son cœur.

    Il se défend, au passage, de toute controverse, en raison de l’affiliation originelle de cette chanson au parti politique No oe e te nuna’a, créé en 2003. “J’essaie de prôner des messages de la vie, tout simplement”, assure-t-il.

     

    Un peu plus de deux millions de francs

     

    No ‘oe, c’est le genre de mélodie qu’on n’oublie pas, et c’est peut-être ce qui a retenu l’attention d’Hubert Montoya, propriétaire des Studios de la Chine, à Paris. “Il m’a proposé de travailler avec Bruno Le Flanchec, qui est l’un des meilleurs au niveau orchestre symphonique. C’est ce que je souhaite pour No ‘oe, avec une quarantaine de musiciens. La seule chose que j’ai demandée, c’est de faire en sorte de garder mes racines, en intégrant la basse tura, le vivo et le ukulele. C’est mon rêve pour cette chanson”, confie Gerry Picard, bouleversé.

    Pour mener à bien ce projet, l’artiste doit d’abord rassembler un peu plus de deux millions de francs. “C’est du boulot ! Tout le monde me dit que je suis fou et que c’est trop ambitieux. J’y travaille depuis plusieurs mois et on est en train de passer par toutes les étapes pour trouver des fonds. Quand j’ai écrit mon message sur Facebook, c’était dur, parce que je n’ai pas l’habitude de faire ça”, précise-t-il.

    Grâce au soutien de plusieurs amis, une collecte en ligne devrait prochainement voir le jour, via une plateforme de crowdfunding. Gerry Picard souhaiterait également présenter sa chanson à la présélection de l’Eurovision, tout en conservant l’espoir qu’elle puisse un jour être interprétée par Céline Dion, en anglais. “On va encore dire que je suis un rêveur”, lance-t-il, “mais j’y crois !”

     

    A.-C.B.

     

     

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