GIRONDE – Un des incendies les plus importants en France depuis cinq ans

    lundi 27 juillet 2015

    L’incendie de forêt qui sévit depuis trois jours près de Bordeaux, l’un des plus importants en France depuis cinq ans, a connu une “faible” progression hier sous l’effet des vents, contenue par des moyens terrestres et aériens renforcés. Selon un bilan actualisé vers 20 heures, entre 560 et 580 hectares de pinède avaient été détruits par le feu depuis son départ vendredi à 14 h 30, près de Saint-Jean-d’Illac (20 km au sud-ouest de Bordeaux), mais la préfecture a évoqué en soirée une “amélioration de la situation”. Une troisième nuit de lutte attendait les quelque 650 pompiers ou militaires de la Sécurité civile qui se relayent, dont 300 renforts acheminés depuis samedi dernier de toute la France et annoncés par le ministre de l’Intérieur, Bernard Cazeneuve, venu au PC opérationnel dimanche matin. Dans l’après-midi, 250 de ces soldats du feu ont été directement engagés, épaulés jusqu’à la nuit par sept avions, dont quatre Canadair et un Dash, pour attaquer immédiatement les reprises de flammes. Ils ont traité les zones, brûlées ou intactes, pour assurer «que le feu n’ait rien à manger», selon l’expression d’un pompier. Livrant un bras-de-fer avec les pompiers, le feu avait été stabilisé avant l’aube hier, mais le préfet d’Aquitaine et de Gironde, Pierre Dartout, annonçait dans l’après-midi “des rafales de vent plus fortes” et un feu “progressant de nouveau, avec des sautes répétées et traitées immédiatement”.En soirée, il a pu de nouveau parler de “feu stabilisé”. “Malgré des conditions météo défavorables, l’ensemble des moyens mis en œuvre, tant terrestres qu’aériens, nous ont permis d’améliorer la situation” avec entre 560 et 580 hectares brûlés, une “augmentation relativement mesurée” par rapport au matin (530 hectares).
    L’odeur âcre de bois brûlé, omniprésente aux premiers jours de l’incendie, demeurait en arrière-plan, mais moins puissante et poussée par les vents vers le nord, vers l’agglomération bordelaise. Hier soir, les conditions météo restaient “défavorables”, selon la préfecture, même si une brève bruine amenait de la fraîcheur. Bernard Cazeneuve, venu féliciter les pompiers, s’est fait expliquer le travail aux lisières du feu, un périmètre de 16 km. “Un feu compliqué, avec une interface forêt-habitation très forte, sur les deux tiers du périmètre”, a expliqué le colonel Jean-Paul Decellières, chef des pompiers de Gironde. “Il ressurgit en fonction de la direction du vent”. “Dès que vent se renforce cela réinflamme des zones sinistrés”, a-t-il dit, prévoyant un combat “qui va durer un grand nombre de jours”. Luttant pied à pied avec le feu, adossés à des maisons évacuées distantes parfois de quelques mètres, sinon des flammes, du moins de la zone dangereuse, les pompiers sont parvenus au bout de trois jours de lutte à ce qu’aucune habitation soit atteinte. Alternant les jets de lance, élargis, ou puissants,“«en bâton”, pour aller creuser et noyer les points chauds sous la terre, ils traitaient hier sur mesure les parcelles.

    AFP

        Edition abonnés
        Le vote

        Allez-vous voir Vaiana ?

        Loading ... Loading ...
        www.my-meteo.fr
        Météo Tahiti Papeete