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Grande collecte pour les lépreux du monde entier, les 27 et 28 janvier

jeudi 25 janvier 2018

Collecte lèpre

Une collecte de dons sera organisée ce samedi dans les tous les centres commerciaux Carrefour de Tahiti et le dimanche dans toutes les paroisses de Tahiti et de Moorea. (© DR)

Ce dimanche, sera organisée la Journée mondiale des lépreux. À cette occasion, l’Ordre de Malte à Tahiti organise une grande collecte de dons en numéraires, la veille, toute la journée, dans les centres commerciaux Carrefour de Tahiti et le dimanche dans toutes les paroisses de Tahiti et de Moorea.

L’argent récolté sera ensuite envoyé dans les hôpitaux et dispensaires de l’Ordre de Malte France qui s’occupent de soigner cette maladie en Afrique, en Asie et en Amérique du Sud.

Une partie permettra d’alimenter le fond dédié aux programmes de recherche mis en place pour trouver un vaccin qui permettrait d’éradiquer la maladie.

En Polynésie française, la lèpre n’est plus un problème de santé publique depuis plus de quarante ans.

Cependant, chaque année, de nouveaux cas de lèpre sont détectés. En 2017, cinq cas ont été recensés et aujourd’hui, dix personnes seraient, selon le docteur Ngoc Lam Nguyen, sous traitement.

Dans le monde, l’Inde et le Brésil enregistrent le plus grand nombre de cas de lèpre. Dans le Pacifique, la maladie est un problème de santé publique dans trois pays : les Iles Marshall, la république des Kiribati et les États fédérés de Micronésie.

“La lèpre s’attrape en contact fréquent et durable avec quelqu’un qui est vecteur de cette maladie et qui excrète la bactérie par son nez, la bouche ou par des contacts. Ce n’est pas comme la transmission de la grippe ou l’on peut être contaminé par le simple fait qu’on vous éternue dessus. Dans le cas de la lèpre, il faut être en contact fréquent  avec une personne contaminée pour l’être à son tour”, explique le docteur Ngock Lam Nguyen.

Le temps d’incubation étant très long, la maladie peut survenir plusieurs mois après la contamination, voire plusieurs années, parfois même plusieurs dizaines d’années après. Les enfants ne sont pas épargnés puisqu’en 2014, la lèpre a été détectée chez un jeune de douze ans.

On ne sait pas quand la lèpre a fait son apparition sur le fenua, faute d’enregistrements historiques écrits.

Mais au vu de l’existence des termes qui désignent la lèpre que ce soit en tahitien ou en marquisien, il est possible que la maladie ait fait son apparition avant l’arrivée des Européens, à l’époque des grandes vagues migratoires qui ont poussé les hommes à peupler la Polynésie française.

Les léproseries ont vu le jour au 19e siècle. Il y en avait alors une aux Marquises, à Hiva Hoa, une dans les Tuamotu, à Reao, et une dernière à Motu Uta à Tahiti.

Celle-ci par la suite a été déplacée dans la vallée de Orofara, qui porte encore aujourd’hui le nom de “vallée des lépreux”. Elle est la dernière à avoir fermé ses portes en 1976.

Si aujourd’hui, la maladie se soigne bien en Polynésie française, elle est souvent détectée tardivement alors qu’elle déjà provoqué des séquelles chez le malade. Le traitement dure entre six mois et deux ans mais ne peut guérir les séquelles déjà en place.

“Le problème en Polynésie, c’est qu’il y a peu de soignants actuellement qui connaissent ce qu’est la lèpre pour s’en occuper correctement. On est la seule unité à s’en occuper sur le territoire”, explique Docteur Ngock Lam Nguyen.

Élénore Pelletier

 

La lèpre, c’est quoi ?

La lèpre est une maladie infectieuse due à une bactérie appartenant à la même famille que les bactéries provoquant la tuberculose.

Cette maladie touche les nerfs et si elle n’est pas traitée, elle entraine des infirmités diverses et variées, pouvant par exemple rendre les sujets atteints aveugles, ou détruisant leurs mains et leurs pieds…

“Ce n’est pas une maladie qui tue. À l’époque, lorsque l’on ne traitait pas les gens, ils mourraient pour des complications cutanées, car c’est une maladie qui affecte les défenses immunitaires, mais en aucun cas qui les tue”, explique Docteur NGOC Lam Nguyen.

Les premiers symptômes de cette maladie sont des signes cutanés : des tâches sur la peau insensibles.

 

 

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