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La grève est effective dans les cantines de Moorea

jeudi 4 mai 2017

plateau cantine

Sept cantines scolaires sont concernées par cette grève, où quelque 2 400 repas sont servis quotidiennement. (© archives LDT)

Le préavis de grève déposé vendredi dernier par la Confédération des syndicats indépendants de Polynésie (CSIP) et qui touche les cantines de la commune de Moorea gérées par la fédération Tau tama here a pris effet cette nuit, à 0 heure.

La décision a été prise hier, en fin d’après-midi, après une réunion entre le maire Evans Haumani, son directeur de cabinet Mariano Atiu, quelques élus et agents administratifs et le personnel des sept cantines concernées. Étaient également présents à cette rencontre Gisèle Teheiura et Cyril Le Gayic de la CSIP, qui ont donc maintenu leurs revendications, à savoir que “tous les employés conservent leurs acquis en matière de salaire après leur recrutement en régie directe par la commune”.

Celle-ci doit se faire à compter du 1er juillet. Cette revendication relève plus du juridique que de la volonté d’un “patron”. Les règles en matière de droit privé, et en particulier dans les conventions de l’hôtellerie, ne sont en effet pas les mêmes lorsque l’on passe en droit public, comme cela va être le cas dès la reprise en régie directe.

Concernant les salaires, ceux-ci devront relever des grilles salariales imposées par les textes qui régissent les communes, ce qui se traduit explicitement par des différences de traitement pouvant être de l’ordre de 50 000 F par employé passant du privé au public.

Pour éviter cette perte évidente de traitement, le maire a proposé de compenser ces sommes par des primes différentielles que peut engager le premier magistrat d’une commune. Cette prime ne satisfait pas complètement les salariés car, selon eux, “rien ne peut garantir sa pérennité”, par exemple lors d’un changement d’élu. Pour Cyril Le Gayic, “cette prime entraînera par ailleurs le gel des salaires par jeux d’écriture et cela peut durer quinze ans”.

Le maire Evans Haumani a demandé aux représentants de la CSIP de faire des propositions claires qu’il soumettra à la juridiction de tutelle. “Pour moi, il est hors de question de me mettre en défaut par rapport aux textes qui régissent la fonction publique. Je suis prêt à satisfaire vos demandes si la loi m’y autorise.”

C’est donc sur un terrain juridique que ce problème entre la commune et la CSIP s’est installé. Aujourd’hui, la grève est effective pour un temps illimité. Le maire a fait savoir qu’il prendra ses dispositions pour aujourd’hui et demain quant à la prise en charge des élèves, soit dans les cantines qui fonctionnent s’il y en a, soit en amenant des casse-croûte.

“On en saura plus dans la journée sur la conduite à tenir. Et si cela perdure, on prendra nos dispositions pour que les élèves ne soient pas pénalisés”, a conclu le maire. Sept cantines scolaires sont concernées par cette grève, où quelque 2 400 repas sont servis quotidiennement.

 

De notre correspondant Jeannot Rey

 

 

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