Grève des pompiers de l’aéroport : le haussaire signe de nouvelles réquisitions

    lundi 22 mai 2017

    ADT aéroport

    (© Aéroport de Tahiti)

    René Bidal, le haut-commissaire a publié cet après-midi un communiqué concertant la grève des pompiers de l’aéroport de Tahiti. Il y souligne : « S’il n’est pas dans ma mission d’interférer dans le dialogue social propre à une entreprise même si ses partenaires sont publics (caisse des dépôts et consignations, agence française de développement et Pays), il m’appartient en revanche, comme j’ai pu le dire aux représentants du personnel que j’ai rencontré le mercredi 17 mai, de veiller à un service aéroportuaire minimum, car il est indispensable pour la Polynésie et répond à des nécessités parfois vitales. »

    René Bidal face à une situation de blocage va signer aujourd’hui de nouvelles réquisitions. Il martèle : « Faisant le constat d’une situation de blocage que me décrit, ce jour, la direction générale de l’aéroport, considérant que le droit de grève n’a pas comme vocation de prendre en otage l’activité économique du Pays, ni d’altérer durablement l’image qui est la sienne sur sa première économie : le tourisme ; considérant, par ailleurs, les intérêts vitaux liés à l’insularité de la Polynésie Française qui commandent qu’un service minimum, notamment sur les vols internationaux, puissent être garanti ainsi d’ailleurs que pour les évacuations sanitaires vers la métropole, je vais signer aujourd’hui, de nouvelles réquisitions. En accord avec le Procureur de la République qui dirige l’action publique et avec qui je viens de m’en entretenir, tous les moyens seront mis en œuvre pour que ces réquisitions soient respectées et exécutées ».

    Le haut-commissaire prévient également les grévistes et autres pompiers réquisitionnés : « À cet égard, je rappelle que le non-respect d’une réquisition est une infraction délictuelle punie d’une amende de 1,2 million XPF et d’une peine d’emprisonnement de six mois. La constitution du délit pouvant parallèlement entraîner, à l’initiative de l’employeur, des conséquences disciplinaires et conduire à un retrait d’agrément.

    Par ailleurs, je précise que la loi réprime également quiconque inciterait à contourner une réquisition.

    Enfin, outre les actions menées par la CPS, je me réserve l’initiative des voies et moyens qui me permettent, directement ou indirectement, d’engager des procédures à l’encontre des médecins qui effectueraient des certificats de complaisance ».

    Le ton est donné. Le représentant de l’État appelle les partis à se remettre autour d’une table de négociations et à trouver une solution pour mettre un terme à la crise.

    Il conclut : « Aussi, pour continuer à satisfaire ce service minimum, qui doit être assuré, nous ferons prévaloir avec le Procureur de la République tous les moyens légaux qui sont à notre disposition, à la discrétion de la Justice pour les suites à donner ».

     

     

     

     

     

     

        Edition abonnés
        Le vote

        Recensement : Êtes-vous prêt à répondre à toutes les questions même intime malgré une garantie de l'anonymat ?

        Loading ... Loading ...
        www.my-meteo.fr
        Météo Tahiti Papeete