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Grève dans le privé : Les enseignants veulent du respect

vendredi 17 mai 2019

Les enseignants demandent, entre autres, une équité de traitement entre les enseignants des premier et second degrés, ainsi qu’une résorption de la précarité. Photo : Jen.Lo

Les enseignants demandent, entre autres, une équité de traitement entre les enseignants des premier et second degrés, ainsi qu’une résorption de la précarité. (Photo : Jen.Lo)

Plus de 120 professeurs grévistes de l’enseignement privé se sont rassemblés, hier matin, devant le haut-commissariat de la République. Initié par sept syndicats nationaux, ce mouvement de protestation a été largement suivi localement par les trois syndicats d’enseignants qui se sont regroupés en intersyndicale.

Reçus par le directeur de cabinet du haut-commissaire, les trois porte-parole des enseignants ont annoncé, à l’issue de l’entretien, que le haut-commissaire “serait attentif à la circulaire sur la protection sociale, éditée en juillet 2017, et en discuterait avec le vice-recteur”.

Christine Fleury, représentante syndicale USPEP FEP CFDT a, quant à elle, remercié les enseignants grévistes pour leur présence.

“Merci de montrer que vous êtes à l’écoute des problématiques de votre métier. Nous avons mené les revendications nationales mais aussi les revendications territoriales et locales. Nous avons pu expliquer le problème de notre statut d’agent public, qui n’est pas reconnu de la même manière qu’en France, et ce, malgré l’extension de la loi Debré sur le territoire.

Nous avons également évoqué le problème de notre protection sociale puisque, de manière unilatérale, le vice-recteur, en 2017, nous a mis sous le régime complet de la CPS, alors que les règles de la CPS vont à l’encontre des règles de la protection sociale des agents publiques de l’État.

Nous avons donc porté les revendications de nos trois syndicats de manière à ce que l’État prenne en considération les problèmes de la Polynésie française.”

Peu après ce premier rendez-vous, l’intersyndicale était attendue à la présidence, où elle a pu être reçue par la ministre du Travail, Nicole Bouteau, et par la ministre de l’Éducation, Christelle Lehartel.

Selon Christine Fleury, cet entretien a été encourageant.

 

“Nous devons être respectés”

 

“Nous devons rédiger un courrier qui permettra au président du Pays de demander à l’État d’étendre certains articles de loi sur le statut d’agent public de l’État à la Polynésie française. Nous allons parler de notre statut d’agent public, de la précarité des jeunes qui entrent dans le métier en tant que DA, etc.”

L’intersyndicale a, pour finir, rencontré le vice-recteur en début d’après-midi. La précarité de l’emploi était le sujet phare que les syndicats souhaitaient évoquer avec lui, comme l’explique Christine Fleury.

“Auparavant, les délégués annuels pouvaient travailler six ans avant de passer en CDI. Cela leur permettait d’engranger une grande expérience professionnelle, de satisfaire ou non les directeurs d’établissement et de se préparer aux concours, notamment au concours interne.

Maintenant, ils n’ont plus que deux ans maximum avant que le vice-recteur ne les remercie. Sinon, il serait obligé de les passer en CDI. Donc nos jeunes, n’ont plus assez de temps pour faire leurs preuves, et être sûrs que c’est le métier qu’ils veulent faire. Pour nos enfants, cela veut aussi dire qu’ils ont de plus en plus de gens qui restent de moins en moins longtemps devant eux. Nous aimerions que le vice-recteur le prenne en compte car nous sommes des agents publics de l’État. Nous ne sommes pas des enseignants low cost. Nous devons être respectés pour ce que nous sommes.”

L’enseignement privé de la Polynésie française compte plus de 1 000 enseignants des premier et second degrés.

 

Jen.Lo

 

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