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Grippe : “Des décès à chaque épidémie”

mardi 30 juillet 2019

L’actuelle épidémie de grippe B n’est certes pas terminée mais elle semble nettement moins virulente que l’épidémie de grippe A en mars et avril. Photo : archives LDT

L’actuelle épidémie de grippe B n’est certes pas terminée mais elle semble nettement moins virulente que l’épidémie de grippe A en mars et avril. Photo : archives LDT


Au 26 juillet, le réseau des médecins sentinelles du fenua avait recensé 316 cas de grippe B et 24 hospitalisations. Cette épidémie est moins virulente que celle de grippe A en début d’année. Mais la grippe tue à chaque fois. Les vaccins sont périmés depuis le 30 juin, toutefois la plupart des personnes à risque sont immunisées.

Le nez qui coule, une toux persistante, une fatigue générale ? Le degré de virulence de l’actuelle grippe B est difficile à établir mais, classiquement, la grippe A (épidémie en mars-avril derniers) est plus virulente que la B.

“Cela n’empêche pas que n’importe quel virus de la grippe peut entraîner des formes sévères, notamment chez les personnes qui ont des maladies sous-jacentes ou qui sont fragilisées pour telle ou telle raison. Par exemple, toutes les pathologies pulmonaires, les personnes âgées, les immunodéprimés, etc.”, explique Marine Giard, responsable du bureau de veille sanitaire rattaché à la direction de la santé.

“Au 26 juillet, le réseau des médecins sentinelles avait recensé 316 cas de grippe B et 24 hospitalisations. La grippe A a provoqué plus de 73 hospitalisations. C’était une grosse épidémie qui a affecté le système de soins. La santé publique a pu faire face, mais c’était tendu.”

Selon la médecin épidémiologiste, certaines hospitalisations peuvent être très courtes, juste une nuit en observation. “Mais parfois, ça peut aussi être en réanimation, il y a tous les stades…”, précise Marine Giard. “L’actuelle épidémie n’est certes pas terminée, mais elle semble nettement moins aiguë que l’épidémie de grippe A. Reste qu’il y a des décès lors de toutes les épidémies : c’est bien pour cela que la santé publique procède à des campagnes de vaccination pour les personnes fragiles…”

 

Épidémie déclarée le 8 juillet

 

Avant la déclaration d’épidémie, la grippe B était déjà présente sous un certain seuil qui s’exprime en nombre de syndromes grippaux déclarés par le réseau des médecins sentinelles. Quand les syndromes déclarés dépassent le seuil prédéfini pendant au moins deux semaines, les services de santé du Pays déclarent l’épidémie. C’est ce qui s’est passé au début de la 28e semaine, c’est-à-dire le 8 juillet (seuil dépassé lors des 26e et 27e semaines).

 

Les vaccins sont périmés

 

Leur durée de vie est limitée ; en conséquence de quoi, les vaccins anti-grippaux relatifs à l’actuelle grippe B sont périmés depuis le 30 juin. Pas vraiment un problème, pour la santé publique, puisque les populations à risque (professionnels de santé, personnes en longue maladie, femmes enceintes…) ont été l’objet d’une campagne annuelle de vaccination entre novembre 2018 et février 2019.

Un patient qui ne fait pas partie des personnes-cibles peut également se faire vacciner, lorsque le produit est disponible, en achetant son vaccin en pharmacie pour environ 1 000 francs.

“Quand on s’est fait vacciner, par exemple, si on est en longue maladie, on est donc encore protégé actuellement”, assure Marine Giard. À cette condition, toutefois, que le vaccin soit bien adapté à la souche virale en activité.

Le produit n’est donc pas disponible tout le temps, parce que la composition évoluant chaque année, les laboratoires n’en fabriquent qu’une certaine quantité. “Actuellement, les laboratoires n’en ont plus. La pharmacie du Pays est dans la phase de commande pour l’an prochain en fonction de ce qui a été utilisé cette année.”

Selon la responsable du bureau de veille sanitaire, le taux de vaccination n’est jamais de 100 % mais l’objectif de la santé publique est de faire en sorte que le maximum de personnes à risques soient vaccinées.

Au passage, l’épidémiologiste confirme que la stratégie préventive est bien moins coûteuse pour la collectivité qu’une stratégie curative. La prochaine campagne de vaccination commencera la 31 octobre.

 

Damien Grivois

 

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