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“Un gros travail de pédagogie à faire avec les TPE »

vendredi 10 novembre 2017

Le congrès de la formation professionnelle et de l’emploi, a ouvert hier dans l’amphithéâtre  de la direction générale de l’éducation et des enseignements

Le congrès de la formation professionnelle et de l’emploi, a ouvert hier dans l’amphithéâtre
de la direction générale de l’éducation et des enseignements (DGEE) à Pirae. « © Photo : Benoît Buquet »

La formation professionnelle continue a encore des progrès à faire en Polynésie. Alors que le Fonds paritaire de gestion (FPG) fonctionne depuis huit ans, 29 % des employés (13 000 sur 45 000) ont bénéficié  d’une formation financée par le FPG en 2016.

C’est ce qu’indique le Rapport d’activités 2016 du FPG, distribué à l’ouverture du Congrès de la formation professionnelle et de l’emploi hier à Pirae.

Ce chiffre polynésien est très largement inférieur au taux national : 51 % selon l’Insee en 2012, 41 % selon le Conseil national d’évaluations de la formation professionnelle en 2015.

Si l’écart est important entre Tahiti et l’Hexagone, les deux schémas sont parallèles : le taux d’accès à la formation continue est plus important dans les grandes entreprises.

Nous avons un gros travail de pédagogie à faire avec les très petites entreprises (TPE) : soit elles ne savent pas de quoi il s’agit, soit elles ne peuvent pas libérer leurs salariés, soit les chefs d’entreprises ont peur de former leurs employés de peur qu’ils n’aillent voir ailleurs”, analyse Yves Laugrost, qui représente le syndicat A ti’a i mua au FPG.

Particularité polynésienne : le nombre des formations continues est beaucoup plus élevé dans l’archipel de la Société (30 %) que dans les autres archipels (22 % aux Australes, 12 % aux Marquises, 2 % aux Tuamotu et aux Gambier.

Le président du conseil d’administration (PCA) du FPG, Jean-Louis Delteral (Medef), assurait hier à l’ouverture du congrès que le Fonds travaille pour “inciter un maximum de nouvelles entreprises, notamment les petites entreprises et celles basées dans les îles, à utiliser les cotisations qu’elles versent chaque année au Fonds paritaire”.

Nous avons initié l’année dernière un partenariat avec le Fonds paritaire national de sécurisation des parcours professionnels (FPNSPP), qui est prêt à nous aider. (…) Par exemple, on pourrait avoir un projet de mettre en place de la visioconférence sur les îles, de manière à éviter de déplacer les personnes, réduire les coûts et former plus de personnes qu’aujourd’hui.”

Ce partenariat, également financier, avec le FPNSPP doit être signé le mois prochain et aider à la résolution de l’équation pécuniaire du FPG.

Le budget du FPG est un budget fermé. Quand il n’y a plus de sous, on arrête”, dit Yves Laugrost. Or, il est utilisé quasiment en intégralité : sur “620 millions de francs disponibles” selon le PCA Jean-Louis Delteral,
609 millions de francs ont été dépensés pour financer des formations, indique le rapport du FPG pour 2016.

Pour augmenter le nombre des formations, il faudra donc faire des choix : augmenter la cotisation des entreprises, actuellement 0,5 % de la masse salariale ; ou modifier la répartition des financements.
Certaines entreprises cotisent à hauteur de 30 000 F et utilisent 180 000 F pour financer des formations. Il y a peut-être un travail de répartition à faire”, envisage Yves Laugrost. K

Benoît Buque

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