Un groupe de pop folk “fruitée” à découvrir sur scène

    mercredi 19 avril 2017

    shake shake go

    Le groupe est arrivé dimanche dernier à l’aéroport de Tahiti-Faa’a. (© DR)


    Lorsque la Casa Mahina les a contactés pour la première fois, ils ont d’abord cru à une blague. “Venir jouer à Tahiti ? Encore un qui se fiche de nous…” Et non, ce n’en était pas une. Poppy Jones, Marc Le Goff, Kilian Saubusse et Virgile Rozand, du groupe Shake Shake Go, sont bien arrivés au fenua, dimanche dernier, non pas pour se la couler douce mais pour assurer deux dates de concert, l’une au Sofitel Moorea et l’autre à la Casa Mahina. Une belle rousse à la voix envoûtante, trois garçons dans le vent, une musique pop folk fruitée et un premier album, All in time, très apprécié à sa sortie dans l’Hexagone… On a hâte de les découvrir sur scène.

    Comment le groupe Shake Shake Go a-t-il vu le jour ?

    Jean-Marc Le Goff : Notre histoire a démarré il y a six ans, en Angleterre. À l’origine, on était juste deux : Poppy à la voix et moi à la guitare. On composait et on écrivait des chansons ensemble. L’idée, c’était au départ de lancer Poppy, on a même réalisé un quatre-titres sous son nom : Poppy Jones. Puis, un jour, on a eu envie de s’agrandir pour pouvoir jouer en live. C’est comme cela que l’on a rencontré Kilian, puis Virgile. Le groupe est alors devenu Shake Shake Go.

     

    Justement, pourquoi ce nom ?

    Jean-Marc Le Goff : On a commencé à jouer dans la rue. On n’avait pas encore de nom de groupe. On se produisait en faisant des “buskings” (concerts sauvages) un peu partout en Angleterre pour nous faire connaître et on a eu l’idée de lancer un concours. À chaque concert, on distribuait des tracts à notre public pour qu’il nous retrouve sur Internet et qu’il nous aide à trouver un nom de scène.

    Kilian Saubusse : On leur disait : “Trouvez-nous un nom et on vous offrira un cadeau”… un bisou de la chanteuse ! (rires)

    Jean-Marc Le Goff : On a reçu près de 500 propositions. C’est finalement un petit garçon de six ans qui est tombé juste. À cette époque, Poppy jouait en tenant un shaker dans la main et il a proposé l’expression “shake shake go”. Cela ne veut pas dire grand-chose, mais dans la tête d’un gamin de cet âge-là, ça doit sûrement dire beaucoup… En tout cas, on trouvait que ça correspondait bien à notre musique et on a immédiatement adopté ce nom.

     

    Comment passe-t-on de concerts sauvages à une invitation pour venir se produire à Tahiti ?

    Jean-Marc Le Goff : Au début, on jouait dans les pubs, mais personne ne venait nous écouter, à part nos dix potes qui nous encourageaient. C’était toujours des entrées payantes et c’est difficile de faire payer des gens lorsqu’ils ne connaissent pas la musique. Du coup, on a décidé de jouer dans la rue et ça nous a permis de nous faire un public. On s’est produit à Camden, à Londres, plusieurs fois. C’était un bon spot pour toucher les gens, notamment les touristes français, italiens, espagnols… On a commencé à être bien connus en faisant les premières parties des concerts de James Blunt, lors de sa tournée au Royaume-Uni. Puis, on s’est retrouvé à jouer en France et à être en tête d’affiche dans certains festivals. En 2015, on a lancé un titre qui nous a propulsés, England Skies, puis un album, All in time. Aujourd’hui, on est connu un peu partout en Europe et on est beaucoup plus connu en France qu’en Angleterre.

     

    Êtes-vous en tournée ?

    Jean-Marc Le Goff : Non, ces deux dates de concert à Tahiti, c’est un peu des vacances pour nous, parce que cette année est consacrée à l’enregistrement en studio de notre deuxième album. On s’est juste octroyé quelques moments de pur plaisir avec une dizaine de dates de concerts ici et sur des festivals en métropole. Notre prochaine tournée est prévue pour 2018, avec des dates un peu partout en Europe pour présenter notre nouvel album… et qui sait, on reviendra peut-être à Tahiti, si on est invité.

     

    Comment décririez-vous votre musique ?

    Jean-Marc Le Goff : C’est de la pop folk avec des gros accents rock. C’est une musique assez énergétique…

    Virgile Rozand : Assez “fruitée”, même… (Rires) Il y a aussi des influences celtiques, avec la voix de Poppy qui est galloise, et des jeux “percussifs” et rythmiques. Beaucoup de personnes nous disent que c’est une musique qui les fait voyager.

     

    Vous n’êtes pas très connus ici. Une petite appréhension à jouer devant le public polynésien ?

    Jean-Marc Le Goff : Non, pas du tout. On est habitué à ce type de configuration car on est toujours en train de se faire connaître. On essaie toujours d’apprivoiser un nouveau public, des nouvelles personnes. C’est un petit défi, mais c’est toujours positif. On a hâte d’y être.

    Propos recueillis par É.P.

     

     

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