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La guerre aux ondes est déclarée

mercredi 19 juillet 2017

onde électro

Une campagne de sensibilisation, bilingue, sur les bonnes pratiques à avoir face aux ondes électromagnétiques vient de débuter. (© Christophe Cozette)

Mieux vaut prévenir que guérir. Le ministre en charge du numérique, Jean-Christophe Bouissou, a présenté, hier après-midi, à la présidence, la campagne de sensibilisation aux ondes électromagnétiques de la direction générale de l’économie numérique (DGEN).

Cette campagne, bilingue, valorise, à l’aide d’exemples concrets, les bonnes pratiques et ces dernières sont nombreuses car, finalement, nous sommes cernés.

Le Pays a adopté, en décembre dernier, une loi du Pays – plus connu sous le nom de loi Perez, tant le représentant à l’assemblée, présent hier lors de cette conférence de presse, s’en était fait le porte-parole – tendant à protéger la population en matière d’exposition aux ondes électromagnétiques.

Parmi les mesures vantées par la loi, l’abaissement des valeurs limites d’exposition du public à ces champs électromagnétiques, l’interdiction de vendre un téléphone portable aux moins de 14 ans sans l’accord des parents et la fin du Wi-Fi dans les zones d’accueil pour les enfants de moins de trois ans comme les crèches.

Mais le gouvernement a souhaité mettre en place une politique de sensibilisation et d’information concernant l’usage raisonné des équipements des ménages, qu’on devrait retrouver un peu partout, notamment dans des spots TV diffusés sur les deux chaînes locales.

Car nous sommes entourés, voire cernés. Téléphone sans fil et portable bien sûr mais aussi téléviseur, micro-ondes, ampoules, décodeurs et autres routeurs, et même les frigidaires (connectés ou non), notre désormais vie d’Homo connecticus est envahie d’ondes électromagnétiques en tout genre.

Même si le Pays ne dispose pas aujourd’hui de données sanitaires et, qu’a priori, il n’y a pas de cas avéré de personnes malades suite à de trop longues expositions à ces ondes, néanmoins, les conséquences directes ou indirectes de ces dernières peuvent avoir des conséquences néfastes sur la peau, le cerveau ou la vue.

Sur la base de plusieurs études épidémiologiques mettant en évidence un risque accru de leucémie chez des enfants vivant à proximité de lignes à haute tension, les champs électromagnétiques très basse fréquence (inférieure à 100 kHz) sont considérés comme “peut-être cancérogènes pour l’homme”, tout comme les champs électromagnétiques radiofréquences.

Pour mener à bien cette guerre des ondes, cette campagne préconise l’adoption de gestes simples (visibles sur www.dgen.pf) pour maîtriser les ondes électromagnétiques, tels que recharger son téléphone portable à une distance éloignée de soi ou encore respecter une distance minimum de deux mètres concernant l’utilisation d’un babyphone dans une pièce où est présent un enfant.

À l’instar de l’interdiction des téléphones portables dans les avions, il est précisé dans ces brochures de privilégier les SMS, d’éloigner le téléphone juste après la numérotation, de ne pas téléphoner dans des zones de mauvaise réception ou lors de déplacements à grande vitesse (comme en voiture, par exemple) et d’éviter de transporter le téléphone à proximité du corps en préférant le sac que la poche.

Enfin, grâce à un partenariat signé symboliquement hier après-midi avec l’Agence nationale des fréquences (ANFR), le Pays se dote d’un cadre précis pour mesurer et donc contrôler le rayonnement des 432 antennes dédiées à la téléphonie, entre autres. Les résultats des premières études sur les antennes prioritaires devraient être diffusés au public dans les prochains mois.

Mais “on ne fait pas peur aux gens, nous leur donnons juste des comportements et des pratiques à avoir”, a répété, hier, à plusieurs reprises, Antonio Perez. Ouf, nous voilà rassurés.

Christophe Cozette

 

 

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