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L'actu vue par P'tit Louis

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Jeu

02

Sep

2010

Mayonnaise ou chantilly ? PDF Imprimer Email
Haere Mai - Edito
Editorial

Prenez un soupçon de crise économique. Ajoutez deux zestes de grève générale dans toutes les mairies. Mélangez le tout avec un batteur lancé à la vitesse maximum. Et vous obtiendrez une mayonnaise sociale des plus aigres. N’essayez surtout pas de renverser le bol au-dessus de votre tête. Cette mayonnaise- là finira par vous tomber sur le crâne. Le conflit de juin, qui avait bloqué 4 500 voyageurs dans les aéroports, a coûté plus d’un milliard de francs au Pays. Autrement dit, à chacun d’entre nous…

 

Mer

01

Sep

2010

Quand le diable s’invite PDF Imprimer Email
Haere Mai - Edito

Mieux vaut ne pas invoquer le diable, car il pourrait venir sans être invité. Trop tard, il est déjà passé hier au tribunal. À la barre, un vrai faux tahua, qui avait besoin de rapports sexuels avec six belles du clan familial pour les guérir. Il leur faisait croire qu’elles étaient atteintes de cancers ou que « Satan » habitait leurs corps. L’une d’entre elles avait peur de faire des choses contraires aux besoins de l’ancêtre. Alors elle passait quand même à la casserole. Tout le monde craignait les tupuna dans cette famille…

 

Mar

31

Aou

2010

Trois juges au paradis PDF Imprimer Email
Haere Mai - Edito

Maeva aux trois nouveaux magistrats nommés au tribunal de première instance de Papeete. Bienvenue tout d’abord à Marc Meunier, qui arrive de la juridiction de Saverne, pour devenir vice-président, en remplacement de Godefroy du Mesnil du Buisson, nommé vice-président à Nantes.Maeva aussi à Nathalie Picard qui, succédant, à Katia Szklarz, devient juge à la section détachée de Raiatea. Bienvenue enfin à Christian Mour, nommé juge en charge du service forain.

Du travail, ils n’en manqueront pas. Ils vont aussi devoir épouser les spécificités locales en matière civile. Certains de leurs confrères sont restés mordus par le fenua. D’autres l’ont quitté sans état d’âme. Il faut dire que, tel un ring, la justice a souvent été instrumentalisée par la classe politique, pour abattre publiquement un adversaire. Une stratégie finalement peu payante, au regard des survivants. Mais l’image de la justice y a laissé des plumes.

Qu’on se rassure, la Polynésie française n’est pas un bagne à magistrats. Il leur reste à piquer une tête à Teahupoo, ou à s’oxygéner en grimpant l’Aorai avant de passer — en douceur — à la chose à juger…

F. Verprat

 

Lun

30

Aou

2010

244e jour de détention PDF Imprimer Email
Haere Mai - Edito

Saint Augustin, qu’on fêtait samedi, est l’auteur de cette fameuse boutade : “Qu’est-ce donc que le temps ? Si personne ne me le demande, je le sais ; mais si on me le demande, et que je veuille l’expliquer, je ne le sais plus”. Mille six cents ans plus tard, le 22e festival de photojournalisme de Perpignan, “Visa pour l’image”, s’est ouvert en honorant le huitième mois de détention d’Hervé Ghesquière et Stéphane Taponier, les deux journalistes français enlevés en Afghanistan en décembre, et retenus en otages depuis 244 jours, ce lundi. Avec leurs trois accompagnateurs.

Et pour seul “crime” le désir de faire, hors des sentiers battus, leur travail de journalistes. “Hors des sentiers battus” leur a d’abord valu un carton rouge de l’Élysée, style “c’est bien fait, ils n’avaient qu’à ne pas y aller.” Heureusement, peu à peu, mêlant diplomatie secrète et battage médiatique, ces nouveaux otages de la liberté d’informer ont vu, ou plutôt, hélas, n’ont pas vu, leurs visages s’afficher sur les murs de nos villes, comme chantait tristement Léo Ferré dans “L’affiche rouge”.

244 jours. Ça fait une première semaine, sans doute énormément stressante. Peut-être peur de mourir, ballottés, enfermés, menacés. Puis un week-end. Comme celui que nous venons de vivre, tranquillement au soleil.

Puis ça fait une deuxième semaine, une troisième, une quatrième. Et ça fait un mois. Sans savoir. Et puis un autre mois, et encore un mois, et encore des mois… Pendant lesquels nous avons eu nos propres malheurs et nos joies. Celle, par exemple, de pouvoir lire ce journal. Réalisé par des journalistes, qui peuvent écrire librement. Avec ici, heureusement, le seul danger de déplaire à ceux qui n’aiment pas cela.

Alors, en ce lundi matin, 244e jour de détention de nos deux confrères, offrons-leur, rédacteurs et lecteurs confondus, un instant de pensée.

Qu’il traverse le temps et l’espace pour leur apporter ce qui manque terriblement en ce monde. L’amour. Et le respect. Faaitoito, Stéphane, Hervé et les trois anonymes qui vont encore passer cette journée sans liberté…

François Aubry

Pour ceux qui veulent s’informer ou les soutenir…

Site officiel :

http://www.soutienherveetstephane.org/

Pétition

http://www.mesopinions.com/Soutien-a-Herve-et-Stephane-petition-petitions- 92b0969836247969545e54d53ce9d159.htm

Sur Facebook

http://www.facebook.com/home.php?#!/group.php?gid=123234187694033&ref=search

 

Sam

28

Aou

2010

Aider“SOS suicide” PDF Imprimer Email
Haere Mai - Edito

Le mal de vivre gagne le paradis à touristes. Une quarantaine de décès par suicide est enregistrée chaque année. Des chiffres toujours en hausse... La tâche des membres de l’association “SOS suicide” à Tahiti, présidée par le docteur Stéphane Amadéo, est rude. Les moyens manquent. Ainsi, pour financer ses opérations, l’association profite de la journée mondiale sur ce sujet délicat pour organiser, le vendredi 10 septembre, une conférence-débat publique dans le hall de la mairie de Punaauia. La participation, fixée à 2 000 Fcfp, doit aider “SOS suicide” à collecter des fonds pour financer ses actions. L’association présentera, ce jourlà, son projet de centre de prévention du suicide pour accueillir des groupes de paroles, mettre en place actions et formations, ou encore, implanter une cellule “ligne de crise”.

La religion est un autre refuge pour nombre de personne fragiles. La cérémonie de ce soir à Maria no te hau est un temps fort de réconfort pour les familles du fenua. Plus de 600 000 téléspectateurs de métropole devraient assister en directe à la 2 000e messe de ce rendez-vous dominical. Des moyens sans commune mesure avec ceux des bénévoles de l’association “SOS suicide”.

F. Verprat

 
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