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Lun

27

Oct

2008

Qui ne dit mot consent...
Haere Mai - Edito
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Deux choses ne changeront probablement jamais chez Teiva Manutahi, son bras en écharpe et sa langue bien pendue dès qu’il s’agit de monter au créneau contre la politique politicienne et ses grandes manoeuvres. “Scandalisé” à l’idée que les représentants à l’Assemblée, dans une sorte d’union sacrée de mauvais goût, puissent “effacer l’ardoise” des élus déclarés comptables de fait par la chambre territoriale des comptes, Gaston Flosse en tête, le président de Porinetia Ora a également fustigé, samedi, l’abstention de l’UPLD au vote de la commission des finances la veille, “l’attitude de personnes qui se défilent et ne prennent pas position par rapport à des valeurs qu’elles s’étaient pourtant fixées : transparence et honnêteté”.

Au terme d’une conférence de presse sans langue de bois -”gabegie”, “escroquerie”- Teiva Manutahi a invité la population et les politiques de tous bords désireux d’afficher leur volonté de “rompre avec des pratiques qui n’ont plus lieux d’être”, à descendre dans la rue, mercredi, pour une nouvelle marche pacifique. Rendez-vous à 15 h place de la Cathédrale, à Papeete.

Jamais à court d’idées pour se faire remarquer, Teiva Manutahi et ses manifestants ne devraient cette fois pas marcher à reculons comme ils l’avaient fait il y a quelques mois, mais peut-être tourner en rond autour de la place Jacques Chirac afin de symboliser ce pays qui ne sait plus où il va. Car le gouvernement en place en prend aussi pour son grade : “immobilisme”, “absence de perspective”, “marasme économique”, Teiva Manutahi n’a pas de mots assez durs quand il évoque les dirigeants d’un “pays qui ne s’est jamais porté aussi mal”. Et ce n’est certainement pas “le voyage des pieds nickelés au pays du nickel” qui va rassurer le jeune politicien, auteur de cette dernière formule assassine, et qui appelle la population à faire mentir mercredi prochain le proverbe bien connu “qui ne dit mot consent”.

Raphaël Pierre

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