Le débat sur la réforme des retraites indexées divise clairement la Polynésie depuis quelques jours, avec souvent des opinions très tranchées.
D’un côté ceux qui approuvent cette réforme et qui n’ont de cesse de dénoncer les privilèges jugés abusifs des fonctionnaires en Polynésie. Les actifs du privé en particulier, qui espèrent que la fin de ces privilèges permettra d’abaisser le coût de la vie au fenua, en particulier pour les locations ou les achats immobiliers.
Le tout parfois avec des vieux réflexes anti-bureaucrates, tant les accusations de nantis et de planqués sont bien ancrées dans la population. Tout y passe d’ailleurs, pas seulement les retraites ou l’indexation. “Tu te rends comptes, ils ont la garantie de l’emploi à vie. Et nous alors ?…”, m’a dit hier un travailleur du secteur privé. Remettant aussi sur la table la suspicion contre “ceux qui ramassent l’argent en Polynésie pour l’envoyer en France.” De l’autre côté, il y a ces fonctionnaires – en grande majorité des Polynésiens – qui ne comprennent pas ce qu’ils ressentent comme une trahison de l’État. Et qui rappellent que leurs avantages financiers profitent à l’ensemble de l’économie polynésienne, et donc au secteur privé. Tout en insistant sur la qualité nécessaire du service public. Le débat est passionné, et entre les deux positions tranchées, il y avait peut-être une solution raisonnable : une simple diminution de ces avantages par exemple, pour tenir compte de l’évolution de la société depuis 1952, date de mise en place de la retraite indexée. Mais à Paris, l’heure n’est plus à la demi mesure. C’est le nouveau style du gouvernement central. Même au prix de cette flambée sociale à Tahiti et ailleurs.
Yves Fortunet

Par Ronald, novembre 16, 2008




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Je ne plaint pas les fonctionnaires , mais il faut qe ceux là aussi participent !