Sept morts et quatorze rescapés : le naufrage du Tahiti Nui IV, le 2 septembre 2003 au large de Rurutu, fut l’un des pires drames de la mer que la Polynésie ait jamais connu (lire notre édition de vendredi 14 novembre 2008).
Léonard Puputauki et Yannick Boosie, patrons du GIP à l’époque, vont devoir s’expliquer dès ce matin sur cette catastrophe devant le tribunal correctionnel. Le Tahiti Nui IV était un navire de la flottille administrative. Les deux hommes sont poursuivis pour “homicides involontaires”. Dimanche 31 août 2003 : le Tahiti Nui IV, ex Meherio II, quitte Motu Uta, cap sur les Australes. À son bord, 21 passagers, 12 agents du GIP et 9 employés de l’entreprise Lecaill. Le navire est chargé d’environ 190 tonnes de matériel de gros oeuvre, destiné au chantier de l’aérodrome de Rimatara. Il n’arrivera jamais à destination.
Dans la nuit du 1er au 2 septembre 2003, le chaland se met à gîter à tribord. Il est environ minuit et le bateau prend l’eau. Huit heures plus tard, le navire, qui s’est retourné, fini par sombrer définitivement par 4 500 mètres de fond. Quatorze personnes seront finalement sauvées, hélitreuillées après avoir passé parfois jusqu’à huit heures dans l’eau. Sept autres auront moins de chance. Trois corps seront repêchés, quatre autres définitivement portés disparus.
Le drame aurait-il pu être évité ? Le Tahiti Nui IV remplissait-il toutes les conditions de navigabilité requises pour assurer ses missions en toute sécurité ? C’est bien ce que devront déterminer les juges. Le procès qui doit s’ouvrir ce matin doit s’étaler sur trois jours.
R.P.





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Bonjour je m'appelle ken, . Je voudrai savoir si quelqu'un de la famille pourrai m'envoyé une photo d'une victime qui s'appelle Serge ENA. j'étais avec lui dans la marine en 2006. Recevez toute mes sincères salutation.