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Halte aux examens de nuit pour des enfants de 14 ans

vendredi 31 mai 2019

Composer de nuit, un handicap pour les élèves de Polynésie française. Photo : DR

Composer de nuit, un handicap pour les élèves de Polynésie française. (Photo : DR)

Comme chaque année, des élèves de différentes filières sont forcés de composer sur leurs épreuves écrites en pleine nuit, afin que ne leur soient pas divulgués les sujets ou que les sujets ne leur parviennent pas de l’Hexagone avant l’heure. Résultats, des épreuves qui se tiennent entre 23 heures et 2 heures du matin.

C’était le cas justement en début de semaine pour des élèves qui passaient leur Brevet d’initiation aéronautique.

Ces épreuves se sont déroulées entre 23 h 30 et 2 h 30 du matin pour des élèves qui avaient, pour certains, 14 ans à peine.

Des examens qui se sont éternisés jusqu’à 4 h 30 du matin pour les élèves inscrits sur l’épreuve facultative d’anglais. Des conditions difficiles et peu propices à la réussite de ces examens nationaux.

Aussi, la Fédération des associations des parents d’élèves, sous la plume de Tepuanui Snow, a tenu à interpeller la ministre de l’Éducation, Christelle Lehartel, sur le sujet.

“Les conditions matérielles qui encadrent l’organisation de ces épreuves sont inacceptables dès lors qu’elles s’adressent à un public principalement constitué de mineurs”, écrit le président de la Fédération.

“Nous souhaitons comprendre pourquoi aucune mesure préalable n’a été mise en œuvre pour permettre à nos enfants de passer les épreuves dans des conditions d’accès équitables aux postulants de l’Hexagone.”

Une mise au vert, sans accès à Internet, sans téléphone portable, semble pourtant aisée à mettre en place pour ces enfants, mais ces dispositions n’ont pas été retenues par les autorités.

“De toute évidence, cette absence de bienveillance à l’égard des candidats ultramarins de Polynésie, n’est pas un facteur de réussite à cet examen”, poursuit le courrier à la ministre. Une absence de prise en compte qui devrait pourtant être réglée si on s’en tient à des mesures sur “l’insertion et l’égalité des chances des jeunes” datant de 2009.

Aussi, la Fédération des associations des parents d’élèves regrette que deux mesures n’aient pas été mises en œuvre, comme la mise en place de sujets distincts ou encore l’hébergement des jeunes candidats sur place.

“Au regard de ces éléments, que nous considérons injustes et de nature discriminante à l’égard de nos enfants, (…) nous demandons la mise en œuvre de mesures spécifiques et adaptées au contexte géographique de la Polynésie, dans le cadre de l’organisation des examens, pour neutraliser la difficulté résultant du décalage horaire”, conclut le courrier.

 

Bertrand Prévost

 

 

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