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Hamon désigné, la présidentielle est bien lancée

mardi 31 janvier 2017

hamon cazeneuve

Dès hier après-midi, Benoît Hamon a rencontré le Premier ministre à Matignon, pour une heure et demie d’entrevue sur le thème de l’ouverture entre deux fractions de la gauche socialiste. (Photo : Philippe Lopez/AFP)

 

Grand vainqueur de la primaire organisée par le PS, Benoît Hamon s’est attelé dès hier au rassemblement d’une gauche éclatée, en commençant par rencontrer Bernard Cazeneuve.

Avec l’épilogue de la primaire de la “Belle alliance populaire”, le PS a son candidat. Sur la ligne de départ, Benoît Hamon rejoint François Fillon, comme lui largement désigné mais empêtré aujourd’hui dans l’affaire des emplois présumés fictifs de son épouse Penelope.

Prochaine date butoir : le 17 mars, date limite pour le dépôt par les candidats des 500 parrainages nécessaires auprès du Conseil constitutionnel. D’ici là, au centre, François Bayrou (MoDem) devrait rapidement dévoiler ses intentions.
Mais c’est à gauche et chez les “progressistes”, de Jean-Luc Mélenchon à Emmanuel Macron en passant désormais par Benoît Hamon, que l’incertitude reste la plus grande quant à une volonté de rassemblement.
Pour M. Hamon, cela débute par l’unification de son propre parti, traversé par d’importantes fractures. Sèchement battu, Manuel Valls a promis sa loyauté, mais devrait s’effacer. Il sera d’ailleurs absent lors de l’investiture du vainqueur dimanche à la Mutualité à Paris.

En revanche, symbole fort : François Hollande, qui s’est abstenu jusqu’à présent de tout commentaire sur la primaire, recevra M. Hamon jeudi à l’Élysée.

Dès hier après-midi, ce dernier a rencontré le Premier ministre à Matignon, pour une heure et demie d’entrevue sur le thème de l’ouverture entre deux fractions de la gauche socialiste.

M. Cazeneuve n’avait pas explicitement appelé à voter pour Manuel Valls, mais avait écarté de voter pour un candidat ayant dénigré l’action du président Hollande. La gauche “ne réussira pas sans assumer le bilan du quinquennat de François Hollande”, a de nouveau prévenu le Premier ministre, qui a fait passer ce message “en toute franchise, clairement, nettement à Benoît Hamon”.

“Je maintiens le cap de ce que je propose, l’horizon que j’ai dessiné”, a répondu M. Hamon, même si “évidemment que je m’enrichirai des uns et des autres”.

Dans la soirée, M. Hamon, ancien ministre de l’Économie solidaire (2012-2014) puis éphémère ministre de l’Éducation (avril-septembre 2014), a “remercié” sur France 2 le chef du gouvernement “pour son soutien même s’il est exigeant”.

Du côté du Parti socialiste, la direction a appelé à soutenir Benoît Hamon en prévenant qu’il n’y a “aucune victoire au bout de la division”.

Malgré cette tentative affichée d’unité, une partie des soutiens de Manuel Valls pourrait être tentée de rejoindre Emmanuel Macron. L’ancien ministre de l’Économie a engrangé hier le ralliement de Pierre Bergé, 86 ans, proche du président François Mitterrand en 1981 puis soutien financier et médiatique du PS.

Le député François Loncle a jugé dimanche dernier “inacceptable et invendable” le programme de M. Hamon, suivi lundi par René Dosière qui “ne votera pas” pour lui à la présidentielle.  Un autre député PS, Alain Calmette, a franchi le pas en apportant officiellement dès dimanche son soutien à M. Macron.

“Très peu” quitteront les rangs, a pronostiqué lundi sur itélé le patron des députés PS Olivier Faure, notant cependant “beaucoup d’attentisme” par rapport au leader d’En Marche! Richard Ferrand, secrétaire général du mouvement En Marche !, a jugé lundi que “tous les soutiens sont les bienvenus”, mais averti qu’Emmanuel Macron “entend bien garder (son) cap”.

Selon son entourage, M. Hamon ne devrait s’entretenir ni avec M. Macron ni avec M. Mélenchon cette semaine. 

 

AFP

 

 

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